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Gardaworld abandonne son projet d'acheter GS4

ARG-CONFÉRENCE GARDA

Photo Agence QMI, Michel Desbiens

Gardaworld a annoncé, lundi, qu'elle ne surenchérira pas pour tenter d'acquérir sa rivale britannique G4S, laissant ainsi la voie libre à Allied Universal Security Services, une firme américaine en partie détenue par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

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L'entreprise américaine avait déposé une offre, en décembre dernier, de 245 pence par action, pour un total de 3,8 milliards de livres (environ 6,5 milliards $ CAN) afin de mettre la main sur G4S. Ce faisant, elle coupait l'herbe sous le pied de Gardaworld, qui avait auparavant déposé une offre non sollicitée à 235 pence par action

Le fleuron québécois de la sécurité, après analyse du dossier, a choisi de maintenir son offre à 235 pence et de ne pas la bonifier.

«Il ne peut pas y avoir de meilleur propriétaire pour G4S que Gardaworld, mais nous sommes des acheteurs disciplinés et nous n'allons pas surpayer pour une compagnie dont les problèmes systémiques de gouvernance, sociaux et environnementaux continuent d'être mis à jour», a commenté le président et chef de la direction de Gardaworld, Stéphan Crétier, par communiqué lundi.

M. Crétier a assuré que son entreprise a la capacité d'intégrer G4S dans son giron et la faire prospérer. «Mais, une intégration réussie de G4S [...] nécessiterait d'importantes ressources et résoudre ses problèmes nécessiterait un grand investissement», a tempéré l'homme d'affaires.

Ce faisant, le dirigeant croit qu'au-dessus du prix de 235 pence par action, il existe de meilleures opportunités d'achats, moins risquées, pour faire croître Gardaworld.

Gardaworld n'avait pas mâché ses mots en critiquant l'appui de la Caisse à Allied Universal Security Services, qu'elle détient à 35 %. La CDPQ était même allée jusqu'à faire parvenir une mise en demeure à Stéphan Crétier pour qu'il cesse «ses attaques publiques répétées contre la Caisse» et s’abstienne «d’émettre toute déclaration mensongère».

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