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Marly Édouard aurait été tuée d’une balle à la tête

Une femme qui serait au cœur d’un triangle amoureux a été trouvée morte d’une balle à la tête, hier matin, dans un stationnement à Laval, deux jours après avoir déposé une plainte pour des menaces. 

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Le corps a été découvert à l’extérieur d’un immeuble à condos de la rue des Châteaux, dans le quartier Chomedey, et une arme de poing a été trouvée à proximité. 

Le corps de Marly Édouard (en mortaise) a été découvert dans ce stationnement résidentiel d’un immeuble à condos de Laval.

Photos Agence QMI, Mario Beauregard et tirée de Facebook

Le corps de Marly Édouard (en mortaise) a été découvert dans ce stationnement résidentiel d’un immeuble à condos de Laval.

Selon nos informations, il s’agit de Marly Édouard, 32 ans. 

Née à Port-au-Prince, elle a été animatrice à la radio dans son pays d’origine et gérante d’artistes haïtiens, selon sa biographie sur le site web de son entreprise.

Mme Édouard a immigré au Canada en 2016 avant de fonder Symbiose509, une agence de promotion d’artistes étrangers.

Les hypothèses d’un geste volontaire ou d’un meurtre étaient toujours envisagées par les policiers de la Sûreté du Québec (SQ), qui ont repris l’enquête, au moment de mettre sous presse, hier.

C’est un voisin qui revenait d’aller conduire sa femme au travail vers 6 h 30 qui a fait la macabre découverte, rapporte au Journal Benoit Leblanc, président du syndicat de la copropriété où le corps a été retrouvé.

Selon nos sources, la trentenaire aurait porté plainte deux jours avant son décès contre l’ex-petit ami de sa nouvelle copine en disant qu’il « voulait lui faire la peau ».

Elle aurait contacté le 911 vendredi, vers 12 h 40, car elle aurait reçu des menaces de mort, apprend-on dans un communiqué publié hier par le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI). 

Des policiers du Service de police de Laval se seraient rendus sur les lieux et l’auraient rencontrée.

Violence conjugale  

Un épisode de violence conjugale serait aussi survenu les 23 et 24 janvier qui aurait mené la victime et sa conjointe à déposer des plaintes l’une contre l’autre, d’après nos informations.

Le BEI a d’ailleurs ouvert une enquête sur les circonstances des interventions policières précédentes dans ce dossier.

« Dans un souci de transparence, l’enquête sur la mort suspecte a été confiée à l’équipe des crimes contre la personne » de la SQ, dit le porte-parole Stéphane Tremblay.

Chaque fois où une femme est tuée ou blessée dans ce contexte rappelle que la problématique est encore très présente au Québec, souligne la responsable du soutien clinique et de la formation chez SOS violence conjugale, Claudine Thibaudeau.

L’organisme remarque une constante hausse du nombre de demandes d’aide reçues. Il a mis sur pied des services de clavardage et de texto afin que les victimes puissent discrètement demander de l’aide.

« Avec la pandémie, les femmes ont moins d’opportunités pour contacter des ressources d’aide. Que chaque personne sache où aller chercher de l’aide, c’est le nerf de la guerre pour nous », dit Mme Thibaudeau.