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Des villes veulent des outils pour pouvoir transformer les terrains de golf abandonnés en parcs

Un trou de golf

Photo Courtoisie / Houlihan Lawrence

Candiac, Mascouche et Terrebonne, trois villes de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) qui rêvent de revaloriser un terrain de golf sur leur territoire respectif, réclament des outils de Québec pour pouvoir transformer ces terrains convoités par les développeurs en parcs urbains.

Par communiqué, les trois villes ont souligné qu’au cours de la dernière décennie, 12 des 65 terrains de golf de la CMM ont fermé leurs portes, laissant derrière eux 573 hectares de verdure, de boisés et de milieux humides.

Or, ces espaces, particulièrement en milieux urbains, attisent la convoitise des promoteurs immobiliers, faisant grimper leur valeur à un niveau qui rend difficile leur acquisition par les villes pour les transformer en parcs.

«Les indemnités payables au propriétaire pour ces espaces verts fixées en vertu de la loi s’avèrent nettement supérieures à la valeur marchande de ces terrains [...]. Les municipalités ont besoin d’outils supplémentaires pour atteindre leurs objectifs en la matière», ont résumé les trois villes.

Celles-ci proposent notamment que Québec modifie la Loi sur l’expropriation afin que «le calcul des indemnités versées aux propriétaires soit basé sur la juste valeur marchande, afin d’assurer une prévisibilité budgétaire pour la partie expropriante».

Un programme de subventions pour aider les villes à acquérir les anciens terrains de golf afin de les convertir en espaces verts pourrait aussi être une piste de solution, ont-elles fait valoir.