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Pierre Elliott Trudeau voulait nuire à l'économie du Québec

L’ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau aurait tenté de nuire à l’économie du Québec à la suite de l’élection du Parti québécois dans les années 1970 dans le but de déstabiliser le parti souverainiste nouvellement élu, d’après des documents déclassifiés par le Département d’État américain. 

En 1976, l’ambassadeur américain à Ottawa, Thomas Enders, a informé Washington par télégramme que M.Trudeau «pourrait envoyer des signaux punitifs à l'économie québécoise», révèle CBC.

Desmarais  

Dans une analyse de la stratégie libérale à la suite de l’élection du PQ, le diplomate rapporte ses conversations avec le premier ministre Trudeau, mais aussi avec l’homme d’affaires Paul Desmarais, président de Power Corporation, et le président du Canadien Pacifique, Ian Sinclair.

Il indique que M.Desmarais lui a confié que M.Trudeau souhaitait qu’il rende «les choses aussi difficiles que possible» au Parti Québécois en délocalisant massivement des emplois à l’extérieur du Québec. Le but aurait été de faire passer le taux de chômage de 10% à 15% voire même 20% l’année suivante.

Quant à M.Sinclair, il aurait indiqué à M.Enders ne pas avoir reçu de consignes pour se retirer du Québec, mais «il n'a pas non plus reçu d'encouragements pour y rester».

Aéroport  

Ces nouvelles révélations ont fait bondir le chef du Parti pour l’Indépendance du Québec, Michel Blondin. C’est «une véritable bombe médiatique», a-t-il lancé en réclamant que l’aéroport Pierre Elliott Trudeau, à Montréal, soit rebaptisé au nom de Jacques Parizeau. 

«L’aéroport, lieu indicateur de l’économie, reviendrait davantage à un économiste à la réputation indiscutable quant à la croissance de l’économie du Québec, Jacques Parizeau, plutôt qu’à un personnage aux intentions troubles», a déclaré M.Blondin.

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