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Réorienter sa carrière pour aider en temps de pandémie

Depuis un an, la pandémie de COVID-19 amène son lot d’ajustements et de défis, à tel point que certains ont même choisi de réorienter temporairement leur carrière afin de contribuer à l’effort de guerre.

Des baleines aux bancs d’école

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Lyne Morissette est écologiste spécialiste des mammifères marins.

Bien connue des médias pour son rôle de vulgarisatrice scientifique, elle s’est retrouvée du jour au lendemain sans la possibilité de réaliser ses missions un peu partout dans le monde.

«Moi j’étais toujours toujours parti, cet arrêt-là m’a permis de repenser certaines affaires», a confié la scientifique à TVA Nouvelles.

Elle a donc cherché une façon de participer à l’effort collectif afin de redonner à sa communauté.

«Je me suis dit : moi ça serait où la place où je pourrais donner le meilleur de moi-même dans ce moment-là », a-t-elle expliqué.

«Je fais de la vulgarisation, je suis impliqué dans les médias, je suis capable de vulgariser les sciences, je suis déjà impliqué auprès des jeunes, je me suis dit c’est peut-être dans les écoles que je pourrais donner un coup de main», a-t-elle ajouté.

Le Centre de services scolaire des Phares a alors proposé à Lyne Morissette d’enseigner les sciences à un groupe de secondaire de l’école du Mistral, à Mont-Joli, jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Elle enseigne aux jeunes en sport-étude du programme football.

«J’ai 27 gars dans ma classe et je trouve cela extraordinaire», a confirmé la scientifique.

«C’est le lien humain que tu dois créer qui est tellement enrichissant, c’est ça qui m’anime le plus en ce moment», a-t-elle souligné.

Du conditionnement physique au CHSLD

Mathieu Plante-Villeneuve fait partie de ceux qui ont entendu l’appel du premier ministre pour devenir préposés aux bénéficiaires.

L’homme de 46 ans qui a œuvré pendant plus de 20 ans dans le domaine du conditionnement physique s’est retrouvé au chômage pendant le premier confinement et voyait une certaine similitude avec son ancien métier.

«C’est une relation d’aide avec une autre personne qui a un besoin ou qui est dans le besoin je me suis mis à réfléchir», a expliqué le nouveau préposé à TVA Nouvelles.

Mathieu Plante-Villeneuve est parmi les finissants de la première cohorte de préposés formés par le réseau de la santé pour répondre aux besoins criants dans les CHSLD.

Et il n’a pas regretté son choix jusqu’à présent.

«J’ai l’impression de participer à quelque chose de grand et d’aider autrui», a-t-il témoigné.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent a formé 116 préposés lors de cette première formation l’été dernier.

Près de 105 préposés sont toujours à l’emploi du CISSS, représentant un taux de rétention de 91 %.

Une troisième formation express de préposés aux bénéficiaires va d’ailleurs débuter au Bas-Saint-Laurent le 23 mars prochain.

Le CISSS recherche 80 nouveaux préposés et les incitatifs sont toujours en vigueur, comme la bourse de 9 210 $.

Les inscriptions sont acceptées jusqu’au 3 mars directement sur le site du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent.

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