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«Je me suis toujours méfiée»: la mère de la victime de St-Hyacinthe se confie

Ghislaine Roy, la mère de cette femme de 44 ans qui aurait été tuée par son conjoint mardi matin à Saint-Hyacinthe, est complètement dévastée.

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Nancy Roy, mère de deux enfants - une fille de 18 ans et un garçon de 24 ans - entretenait avec l’accusé Jean-Yves Lajoie une relation toxique depuis près de deux ans. 

En entrevue à TVA Nouvelles, Ghislaine Roy affirme que l’homme de 57 ans exerçait un contrôle sur Nancy parce qu’il éprouvait une immense jalousie.

«La situation qu’elle vivait, ce n’était pas une bonne relation. C’est un homme qui est possessif, jaloux et il l’empêchait de parler aux autres. Si elle avait le malheur de dire bonjour à quelqu’un de l’immeuble à logements, ce n’était pas drôle par la suite», raconte Mme Roy.

«À plusieurs reprises, ils se sont laissés, mais il vivait dans le même immeuble, et c’était un problème. Je me suis toujours méfiée de ce gars-là, car j’ai déjà vécu avec quelqu’un de possessif et jaloux comme ça qui gaspille une grosse partie de ta vie», ajoute-t-elle.

Ghislaine Roy parlait au téléphone quotidiennement avec sa fille et chaque fois, elle s’assurait de lui dire de bien se protéger.

«Tous les jours, elle m’appelait et je lui répétais de bien barrer sa porte. Elle a vécu sur les nerfs ces derniers temps. Ils avaient rompu plusieurs fois. Et une fois ensemble, la jalousie de l’homme prenait le dessus», dit-elle.

Mme Roy indique qu’elle a elle-même dû faire appel aux policiers pour pouvoir voir sa fille. 

«Il l’empêchait de venir me voir. J’ai même été obligée d’arrêter deux policiers pour la faire sortir aux Fêtes parce qu’il l’empêchait de sortir», explique la dame.

Ghislaine et Nancy se sont parlé pour la dernière fois le matin des tragiques événements.

«Mardi matin, je lui ai parlé à 7h24, elle semblait bien. J’avais un rendez-vous chez la coiffeuse. Après le rendez-vous vers 8h45, je la textais, mais elle ne répondait pas. J’avais un mauvais pressentiment. J’ai contacté le concierge de l’immeuble et il m’a dit que Nancy était dans l’ambulance. Ils ont essayé de la réanimer, mais il n’avait rien à faire», se remémore avec tristesse Mme Roy.

Ghislaine Roy ne blâme pas la police qui a des pouvoirs limités, selon elle. Ce qu’elle déplore toutefois, c’est que lorsque l’aide arrive, il est souvent trop tard.

«La loi est mal faite et les policiers sont limités, souvent il faut qu’il arrive quelque chose, il faut des menaces et presque tuer la personne avant qu’ils arrivent, mais il est trop tard dans ce temps-là», se désole-t-elle.

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