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L'adolescent autiste qui a tué sa mère reconnu responsable criminellement

Photo d'archives Dominique Lelièvre

L’adolescent autiste qui a tué sa mère dans un appartement de Limoilou après lui avoir assené de multiples coups de couteau a été trouvé criminellement responsable des gestes qu’il a posés en février 2019 et déclaré coupable de meurtre au 2e degré.   

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Lorsque la décision a été rendue, hier, par la juge Fannie Côtes en Chambre de la jeunesse, Jérémy (prénom fictif) n’a semblé démontrer aucune émotion. Toutefois dans la salle où plusieurs membres et amis de la famille s’étaient réunis, plusieurs se sont mis à verser des larmes. 

«Je suis soulagée par la décision rendue. En même temps, je ne crois pas que sa place soit d’être incarcéré, mais je ne crois pas non plus qu’il puisse être laissé libre dans la société. Ce qui est clair par contre, c’est qu’il a grandement besoin de soins», a mentionné l’une des amies de la victime qui connait Jérémy depuis qu’il est enfant.  

À même de juger 

Dans sa décision, la juge a mentionné que l’ensemble de la preuve permettait de conclure qu’au moment précis de l’agression, l’adolescent était capable de juger de la nature de l’acte commis, sois celle de «porter avec force des coups de couteau».  

Elle a également noté qu’au moment de commettre son crime, le jeune homme possédait «certaines connaissances» et qu’il savait clairement qu’en donnant des coups de couteau, « on pouvait blesser et faire pisser le sang», a dit la juge, reprenant ainsi sur les paroles tenues par l’accusé à l’enquêteur du service de police de la ville de Québec à la suite de son arrestation.  

«Pour le Tribunal, il est manifeste que l’accusé a causé intentionnellement des lésions corporelles à la victime, sachant qu’elles étaient de nature à causer sa mort et que cela lui était indifférent», a ajouté la juge. Elle a également précisé avoir pris en compte « les points cruciaux» ciblés par l’adolescent qui a frappé sa mère « à la tête, au crâne, au visage et au poumon».  

Une fois la peine prononcée, le poursuivant, Me Hugo Breton a signifié son intention d’obtenir un rapport pour déterminer si l’adolescent pouvait être assujetti à une peine pour adulte. Il a également demandé à ce qu’un rapport psychiatrique sur la dangerosité du jeune homme soit confectionné.  

Poignardée 

Rappelons que le jour du drame, la mère de famille était allée chercher son fils qui habitait dans une résidence à assistance continue (RAC).  

Au cours de la soirée, à la suite d’une discorde, la mère de l’adolescent lui a pris son iPod. Fâché, le jeune autiste a alors frappé sa mère «jusqu’à ce qu’il n’ait plus d’énergie» et ensuite, il est allé chercher « un gros couteau à steak» pour la poignarder.