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Le PDG de Desjardins assure collaborer

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

Le PDG de Desjardins refuse de commenter la perquisition qui a eu lieu dans ses bureaux montréalais la semaine dernière, mais il assure que le Mouvement accorde « son entière collaboration aux enquêtes en cours ».

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« S’ils ont décidé de faire une perquisition, c’est leur enquête, a dit Guy Cormier lors de la présentation des états financiers de l’institution financière hier. Ils vont expliquer le pourquoi. [...] On souhaite comme tout le monde que cette enquête puisse avancer. »

Il assure avoir donné comme directive à ses employés de collaborer avec les policiers.

Une source bien au fait du dossier fait état d’un fort climat de méfiance entre Desjardins et les policiers qui enquêtent sur le vol massif de données sur 9,7 millions de ses clients. Elle désire rester anonyme parce qu’elle n’a pas l’autorisation de parler aux médias.

Demande à la cour

La semaine dernière, la Sûreté du Québec a mené une perquisition de quatre jours dans les bureaux de Desjardins au centre-ville de Montréal, révélait notre Bureau d’enquête hier.

Au cours de l’opération, la police a dû demander à la Cour supérieure d’encadrer la saisie parce qu’elle prévoyait que l’institution financière s’opposerait à la perquisition de nombreux éléments.

« Desjardins a déjà manifesté [...], à plusieurs occasions, qu’elle considère certains documents, données et renseignements, faisant partie des items visés, comme étant de nature privilégiée », mentionne la requête de la SQ.

La police appréhende notamment que le Mouvement invoque le privilège avocat-client et le secret commercial. Elle anticipe aussi des complications liées à des litiges en cours, dont deux recours collectifs intentés contre l’institution financière en lien avec la fuite.

D’autres employés impliqués ?

Le PDG a refusé de dire si Desjardins avait rencontré d’autres employés que Sébastien Boulanger Dorval, soupçonné d’avoir dérobé des renseignements sur des millions de membres, dans le cadre de son enquête.

La requête de la SQ mentionne que la police s’intéresse à des « des enregistrements de conversations avec des individus liés à Desjardins auxquelles [Boulanger Dorval] a participé ».

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