/news/coronavirus

Les hôpitaux craignent une troisième vague

Malgré la vaccination de masse qui commence la semaine prochaine, les urgences des hôpitaux se préparent à une troisième vague de la pandémie.

On craint énormément le relâchement des consignes pendant la semaine de relâche.

• À lire aussi: Les intervenants d’urgence sont au bout du rouleau

• À lire aussi: Même le personnel d’expérience craque sous la pression

• À lire aussi: Les salles d’urgence toujours débordées

À l’hôpital Pierre-Boucher de Longueuil, mercredi, le taux d’occupation était de 171%. C’est donc dire que 60 civières étaient occupées sur une capacité de 35.

En raison de cet achalandage, 24 patients étaient sur des civières depuis 24 heures et six depuis plus de 48 heures.

Ce sont 17 personnes qui étaient hospitalisées dans une unité COVID-19 et deux autres aux soins intensifs. En plus de ces patients, 30 autres, qui ont guéri du coronavirus, étaient toujours hospitalisés en raison d’autres problèmes de santé.

Cette situation fait en sorte que le personnel hospitalier est pris avec un casse-tête au niveau de la gestion des lits.

«Certains étages sont libérés pour accueillir uniquement des patients COVID, ce qui nous enlève environ une trentaine de lits par section d’étage. Malheureusement, ce sont des patients qui auraient pu avoir un lit aux étages qui restent à l’urgence plus longtemps», explique Rafael Laplante, infirmier aux urgences à l’hôpital Pierre-Boucher.

Si ce coronavirus crée un achalandage accru, il a aussi pour effet de décourager plusieurs patients de se présenter à l’hôpital.

Les urgences de Pierre-Boucher accueillent habituellement 60 000 personnes par an. Or, cette année, on s’attend à 13 000 patients de moins à l’urgence.

C’est que plusieurs personnes évitent de se présenter à l’hôpital, de peur d’attraper la COVID-19.

«Un monsieur de 40 ans est venu avec une appendicite rompue depuis dix jours. Une appendicite, c’est une petite chose. C’est une affaire qui demande l’urgence, mais c’est une petite opération. Quand ça fait dix jours qu’il y a du pus plein le ventre, ce n’est plus du tout la même "game", ce sont des heures et des heures de chirurgie, des soins intensifs», raconte la Dre Valérie Leblanc-Dominguez, cochef des urgences à l’hôpital Pierre-Boucher.

Dans la même catégorie