/news/law

Les proches du pilote des stars paient cher pour sa cavale

GEN - NORMAND DUB�

Photo d'archives

Deux proches de l’ex-pilote des stars, Normand Dubé, ont fait les frais de ses frasques mercredi, lorsqu’un juge a confisqué les 15 000 $ qu’ils avaient déposés pour qu’il soit remis en liberté... avant sa cavale.

• À lire aussi: L'ex-pilote des stars se rend à la police

Un rebondissement n’attend pas l’autre dans le dossier de l’homme de 59 ans.

La confiscation de caution est une procédure rarement présentée devant les tribunaux. C’est néanmoins ce qu’a demandé et obtenu le procureur de la Couronne, Steve Baribeau, auprès du juge Serge Cimon, au palais de justice de Saint-Jérôme. 

Trois personnes s’étaient portées garantes pour Normand Dubé : ses amis, Jonathan Alary et Yves Charette, ainsi que son beau-père, Richard Narbonne.

Mercredi, les deux premiers se sont respectivement fait confisquer 10 000 $ et 5000 $.

M. Alary ne subira toutefois aucune perte financière personnelle, puisque Dubé lui avait déjà remboursé ce montant.

Quant à M. Narbonne, il s’était engagé pour 20 000 $. Dans son cas, la Couronne a demandé un délai supplémentaire pour des raisons humanitaires, car sa fille Manon – qui est la conjointe de Dubé – est récemment décédée soudainement.

Celui que l’on a surnommé le pilote des stars, car il volait en compagnie de personnalités québécoises, a été condamné à une sentence totale de neuf ans de pénitencier pour plusieurs crimes commis en 2013 et 2014.

Il a été reconnu coupable d’avoir commis un méfait d’une valeur de 30 M$ sur des tours d’Hydro-Québec, plongeant une partie du Québec dans le noir.

Guidé par la vengeance, Dubé a également harcelé plusieurs fonctionnaires municipaux et fédéraux avec qui il a eu maille à partir, en plus de faire incendier leurs demeures et leurs voitures.

Le quinquagénaire n’avait toutefois pas commencé à purger cette lourde peine, puisqu’il avait fait appel des deux verdicts.

En cavale 

Libéré sous conditions dans l’attente que le plus haut tribunal de la province se penche sur son cas, Dubé a « étiré l’élastique » en n’avisant pas la police de tous ses déplacements, comme il devait le faire.

L’entrepreneur a donc été de nouveau accusé de non-respect des conditions, cette fois. C’en était trop pour la Couronne qui a demandé à la Cour d’appel de le ramener derrière les barreaux une fois pour toutes. 

Me Baribeau a obtenu gain de cause, mais Dubé a fait faux bond aux autorités carcérales. Il s’est ainsi retrouvé sur la liste des 10 criminels les plus recherchés.

Il a fini par se livrer aux autorités après six semaines de cavale, deux jours après que la Cour d’appel eut rejeté ses pourvois.

Dubé est de retour derrière les barreaux depuis trois semaines.

Dans la même catégorie