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Les Québécois de plus en plus oisifs en pandémie

Enfermés chez eux sans grande possibilité de faire des activités autres que de plein air, les Québécois passent de plus en plus de temps devant leurs écrans et bougent de moins en moins, conclut un sondage de l'Institut national de la santé publique du Québec dévoilé mardi.

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Sans grande surprise, 62 % des Québécois admettent qu'ils passaient plus de temps devant la télé, sur leur ordinateur et avec leur cellulaire pendant la première moitié de février qu'à pareille date l'an dernier, contre à peine 6 % des gens qui estiment passer moins de temps exposés aux écrans.

Avec la fermeture des gyms et les rigueurs de l'hiver, 45 % des gens jugeaient aussi qu'ils font moins d'exercice que l'an dernier, un taux compensé par 20 % de braves citoyens qui profitent de la pandémie pour prendre de bonnes habitudes de vie en matière de sport.

Évidemment, la sédentarité entraîne un sentiment de culpabilité. Ce faisant, 43 % des Québécois s'inquiétaient plus qu'auparavant de leur poids, tandis que 37 % ont vu la qualité de leur sommeil se détériorer.

Que ce soit pour le temps passé devant les écrans, l'exercice, le poids ou le sommeil, les hommes et les femmes affichaient pratiquement les mêmes taux de réponse négative. Les plus jeunes étaient aussi plus affectés négativement par la pandémie que leurs aînés.

Sur une note plus positive, le quart des répondants ont indiqué manger plus de malbouffe qu'avant, un taux pratiquement équivalent à ceux qui affirmaient en manger moins. Idem pour la consommation de fruits et légumes, 15 % des gens reconnaissant en manger moins, contre 21 % qui estimaient en manger plus.

Les résultats du sondage sont basés sur une soixantaine de questions posées à quelque 3300 adultes chaque semaine. Les données ci-haut sont valides pour la période du 5 au 17 février, par rapport aux mêmes dates l'an dernier.