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Maternelles 4 ans: deux ans de plus pour créer les 2600 places

Cartables d'élèves.

Photo Adobe Stock

La promesse d’offrir la maternelle 4 ans à tous les petits Québécois, pour laquelle François Legault avait mis son siège en jeu en campagne électorale, attendra deux ans de plus.   

Le gouvernement caquiste a annoncé par voie de communiqué mercredi que le déploiement des classes ira au-delà des cinq années d’abord annoncées.  

«Dans le but d'assurer un déploiement réussi, plus de temps sera donc accordé au réseau scolaire pour atteindre l'objectif de 2 600 classes. Le calendrier de réalisation sera étalé sur deux années supplémentaires et prévoit maintenant l'ouverture de toutes les classes prévues d'ici 2025-2026», écrit le ministère de l’Éducation.  

Le ministère cite notamment «la disponibilité des locaux et de la main-d'œuvre» pour expliquer ce retard.  

«Évidemment, la pandémie est venue bouleverser les plans de tout le monde. Donc, l’objectif reste le même, on va quand même donner un peu plus de temps au réseau scolaire pour l’implantation, vu la pandémie», explique l’attaché de presse du ministre, Jean-François Del Torchio.  

En septembre prochain, 315 nouvelles classes devraient s’ajouter aux 1010 déjà implantées.  

Une promesse qui évolue   

La promesse de créer un réseau de maternelles 4 ans accessible à tous, mais non obligatoire, a évolué au fil des trois dernières années.  

En campagne électorale, le nombre de classes nécessaires était évalué à 5 000. Ce chiffre est ensuite passé à 3 400 lors du premier budget caquiste, puis à 2 600 au moment d’adopter le projet de loi pour les déployer hors des milieux défavorisés.  

Écoutez la chronique politique de Rémi Nadeau, chef du Bureau parlementaire à Québec, sur QUB radio: 

En parallèle, l’évaluation pour leurs coûts de roulement et de construction a explosé. Le montant moyen pour créer une nouvelle classe, estimé à 120 000$ en campagne électorale, est finalement de 800 000$.  

Mais le déploiement de ce réseau est une priorité du premier ministre François Legault, qui y voit un moyen efficace pour dépister les troubles d’apprentissage chez les jeunes enfants.  

Lors d’un débat des chefs en campagne électorale, le leader caquiste n’avait d’ailleurs pas hésité à mettre son siège en jeu sur cette promesse électorale.  

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