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Un deuxième séjour de Claude Julien peu concluant

Photo d'archives, Ben Pelosse

Le retour de Claude Julien à la barre du Canadien de Montréal, annoncé le 14 février 2017, n’a pas donné les résultats escomptés, puisque le directeur général Marc Bergevin l’a limogé un peu plus de trois ans plus tard sans trop de succès obtenus sur la glace.

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Le contrat imposant de cinq ans et de 25 millions $ - valide jusqu’à la fin de la saison 2021-2022 – du Franco-Ontarien n’a pas permis au Tricolore d’atteindre les plus hauts sommets de la Ligue nationale. Loin de là. En fait, Julien a participé deux fois aux séries et à chaque occasion, certains peuvent dire que ce fut par défaut. Au printemps 2017, le Canadien avait terminé en tête de la section Atlantique, mais la plupart de ses victoires en saison régulière avaient été acquises sous Michel Therrien, le prédécesseur de Julien. Puis, l’été dernier, Montréal a accédé à la ronde de qualification en tant que 24e équipe en lice; sans la COVID-19, le club aurait manqué les séries, car il occupait le 12e rang de l’Association de l’Est à l’interruption des activités.

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Voici d’ailleurs quelques moments que les partisans du CH souhaiteront peut-être oublier du deuxième passage de Julien à la barre de la formation montréalaise.

Série Canadien-Rangers 

Malgré le changement de garde derrière le banc en 2017, le Canadien avait terminé au premier rang de sa division avec un dossier de 47-26-9. Cependant, il a dû en découdre avec des rivaux peu commodes, les Rangers de New York, qui avaient fini au quatrième échelon de la Métropolitaine malgré une récolte de plus de 100 points. Le Tricolore a peiné en attaque, s’inclinant en six parties devant les «Blueshirts», dans une série où Max Pacioretty a été limité à une maigre mention d’aide face à un Henrik Lundqvist en pleine possession de ses moyens.

Saison atroce pour Carey Price et le CH 

La campagne 2017-2018 fut l’une des pires de la riche histoire du Bleu-Blanc-Rouge. Ennuyé par les blessures ici et là, Carey Price a totalisé seulement 49 matchs et présenté une moyenne de buts alloués de 3,11. Collectivement, ses coéquipiers n’ont rien fait pour l’aider, l’équipe prenant le 14e rang de l’Est avec seulement 29 triomphes. Ce fut une campagne médiocre durant laquelle seulement deux joueurs – Brendan Gallagher et Alex Galchenyuk – ont franchi le cap des 50 points.

Une fin en queue de poisson 

La cuvée de la saison suivante a été toutefois plus relevée, le Tricolore parvenant à gagner 44 parties et à accumuler 96 points. En temps normal, cela aurait amplement suffi pour vivre la frénésie des séries, mais pas en 2018-2019. Malgré une poussée impressionnante en fin de calendrier, la troupe de Julien est arrivée à court en raison des succès des Blue Jackets de Columbus et des Hurricanes de la Caroline, de sorte qu’elle s’est contentée de la neuvième place de l’association. Pour une deuxième année de suite, une formation ayant amassé 96 points a été exclue des éliminatoires : les Panthers de la Floride avaient subi pareil sort un an auparavant.

L’époque pré-COVID 

Avant d’être «sauvé» par le format éliminatoire mis en place par le commissaire Gary Bettman l’été dernier, le Canadien avait vécu l’enfer sur glace en 2019-2020. À l’interruption des activités, le 12 mars, la Sainte-Flanelle affichait un dossier de ,500, n’ayant remporté que 14 de ses 37 affrontements à domicile. Trouvant le moyen de se compliquer la vie avec un avantage numérique inefficace au Centre Bell, elle avait réalisé l’exploit peu enviable de perdre ses quatre matchs contre les Red Wings de Detroit, pire formation au classement général.

Le CH éliminé face aux Flyers 

Au retour des activités de la Ligue nationale, le Tricolore a éliminé les Penguins de Pittsburgh au tour de qualification, sauf que Julien n’a jamais pu mener sa troupe à bon port par la suite. Des problèmes cardiaques l’ont contraint à déclarer forfait tôt dans la série de premier tour contre les Flyers de Philadelphie, perdue en six rencontres. Kirk Muller a pris la relève derrière le banc en son absence.

Le syndrome de la défaite contre les mauvaises équipes 

Cette année, le Canadien semblait sur la voie du succès, profitant notamment des ennuis des Canucks de Vancouver pour gagner quatre des cinq matchs disputés contre eux. Cependant, le bon départ a été effacé par des performances douteuses, particulièrement face aux Sénateurs d’Ottawa, un club croupissant dans les bas-fonds du circuit. Avant le congédiement de Julien, les «Sens» ont gagné trois de leurs quatre duels contre Montréal. En raison de ses récents ennuis, le CH s’accroche de peine et de misère au quatrième rang de la section Nord, le dernier donnant accès aux séries.