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Le bémol de Diane Lamarre sur la campagne de vaccination massive

Si le début de la campagne de vaccination massive au Québec semble se dérouler dans l’ordre, la spécialiste en santé de TVA Nouvelles, Diane Lamarre relève toutefois que l’intensité de la vaccination n’est peut-être pas optimale. 

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Si bien des aînés de plus de 85 ans et plus sont accompagnés par des personnes âgées, bon nombre d’entre eux seront accompagnés de leurs enfants, des adultes sur le marché du travail. 

«J’ai un petit bémol: l’horaire de ces cliniques de vaccination. C’est de 8h à 20h du lundi au vendredi et de 8h à 16h30 le samedi et le dimanche», observe-t-elle. 

«On a fait référence aux gens de 70 ans qui vont les accompagner, mais souvent, ce sont des gens dans la cinquantaine qui vont accompagner papa, maman, et ces gens-là travaillent sur semaine! Il y a un petit déficit. On est en pandémie, ce n’est plus un horaire de travail normal que l’on devrait avoir», considère-t-elle.

La spécialiste croit qu’il aurait fallu conserver un horaire allant jusqu’à 20h pour les fins de semaine également afin de vacciner le plus de gens possible et faciliter la tâche aux accompagnateurs.

«[Il faudrait] que l’on garde une intensité parce que ce sont ces minutes et ces heures-là qui font qu’on va vraiment multiplier le nombre de personnes qu’on va vacciner», explique-t-elle à Mario Dumont.

Par ailleurs, si les accompagnateurs de plus de 70 ans ont le droit d’être vacciné lorsqu’ils accompagnent un aîné de 85 ans et plus, il s’avère très difficile de réserver sa place. 

«Il faudrait prévoir des petits surplus pour ces personnes, parce que ce serait dommage de les faire revenir deux fois quand ils se sont déplacés une première fois et qu’ils ont une proximité de contact avec des gens vulnérables. On le rappelle: les gens vaccinés ne seront pas bien protégés encore pendant trois semaines», conclut-elle. 

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