/regional/estduquebec/cotenord

Plage Rochelois: la Sécurité publique ouverte à des ajustements

Le ministère de la Sécurité publique est disposé à apporter des ajustements au projet de protection de la plage Rochelois à Port-Cartier, sur la Côte-Nord.

• À lire aussi: Une plage de la Côte-Nord doit être sacrifiée en raison de l'érosion

Le maire Alain Thibault se dit satisfait de cette ouverture du ministère même si la solution qu'il privilégiait n'a pas été retenue.

La plage Rochelois, théâtre d'épisodes d'érosion de berges depuis plusieurs années, ne protège plus les infrastructures municipales et les résidences se trouvant à proximité. La solution, éprouvée ailleurs au Québec, consiste à recharger la plage avec des agrégats sur une largeur de 25 mètres et une longueur de 700 mètres.

Le maire Thibault s'est longtemps opposé à cette solution, jugeant qu'elle dénaturait la plage et privait ces citoyens d'un lieu de repos apprécié.

Aujourd'hui, il se rallie à la position du ministère de la Sécurité publique. Il affirme qu'une mesure d'atténuation pourrait être intégrée au projet en place. Des matériaux avec une granulométrie fine, plus proche du sable que du gravier, pourraient être déposés dans le secteur le plus fréquenté par les citoyens.

«Ce serait quelque chose de beaucoup plus fin. Les gens pourraient bénéficier de la plage avec tout le confort qu'on reconnait à une plage. C'est un compromis. Un beau compromis», a affirmé Alain Thibault jeudi.

Ce projet de recharge de la plage Rochelois par le ministère de la Sécurité publique a fait l'objet d'une vive opposition à Port-Cartier. Quelque 800 citoyens ont signé une pétition en ligne réclamant des solutions alternatives. Pour plusieurs d'entre eux, la construction d'un muret de protection en palplanche aurait permis de conserver un aspect plus naturel à la plage. L'idée avait été appuyée par le maire de Port-Cartier.

«Avec des mesures d'atténuation, c'est certain que les palplanches ne sont plus envisagées pour l'instant. Par contre, on ne peut jamais dire jamais», a souligné Alain Thibault.

Une porte-parole du ministère de la Sécurité publique a indiqué que des analyses sont requises avant de décider si la taille des agrégats initialement prévue au projet pourrait être modifiée. Des discussions auront lieu entre le ministère et la Ville pour la mise à jour du calendrier de réalisation des travaux.

Pas moins de 15 000 voyages de camion seront nécessaires pour recharger la plage Rochelois. Le projet est évalué à 7 millions $. Les travaux pourraient débuter au printemps 2022.

- avec la collaboration d'Alexandre Cantin, TVA Nouvelles