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Québec ouvre la porte aux festivals l’été prochain, mais Arruda tempère

Québec va discuter avec la santé publique de la possibilité de tenir de grands événements l’été prochain, mais il est encore trop tôt pour dire s’ils seront autorisés puisque des règles sanitaires risquent alors d’être toujours en vigueur.

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«L’élément le plus crucial va être la proportion d’individus vaccinés au Québec [...], mais on va devoir probablement avoir encore certaines mesures de distanciation et de port du masque», a indiqué jeudi le directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda.

La situation épidémiologique estivale sera aussi déterminante. Il faudra voir si le Québec traversera une autre vague de COVID-19 ou si le nombre de cas sera très faible, comme ce fut le cas l’été dernier.

«Mais on va tout faire pour être inventif, comme peut l’être le Québec, pour permettre aux gens aussi d’avoir un été», a affirmé le Dr Arruda en ajoutant vouloir donner de la «prévisibilité» aux organisateurs.

Les espoirs étaient permis chez les amateurs de festivals jeudi matin, après que la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, n'ait pas écarté la tenue de grands événements l’été prochain.

«On est en conversation avec la santé publique pour voir si on pourrait avoir la tenue de festivals et d’événements», a-t-elle indiqué.

Un plan pour la tenue de ces grands événements en respect des consignes sanitaires doit être discuté avec les autorités de la santé publique au retour de la semaine de relâche.

«Tout ce que je souhaite, sincèrement, c’est d’avoir de la prévisibilité», a précisé la ministre Caroline Proulx au moment d’annoncer le Plan d’action pour un tourisme responsable et durable, une stratégie visant à encourager les initiatives vertes dans ce secteur.

De son côté, le PDG du Regroupement des événements majeurs internationaux (REMI), Martin Roy, dit espérer une réponse plus tôt que tard.

«Je comprends qu’ils ont d’autres chats à fouetter, mais on ne peut pas attendre au mois de juin pour discuter de ce qu’il sera possible de faire au mois de juillet», a-t-il fait valoir.

Il donne en exemple la France, où la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a déjà annoncé la possibilité de tenir des événements de grande envergure de 5000 participants à l’extérieur à condition que ceux-ci soient assis, entre autres.

«La question, ce n’est pas juste de soumettre des propositions et d’avoir un oui ou un non. C’est de pouvoir dire ''pourquoi c’est non'' et ''est-ce que c’est possible de travailler ensemble pour avoir un oui''», a expliqué Martin Roy.

La quasi-totalité des festivals et des grands événements qui se tiennent normalement pendant l’été au Québec n’a pas eu lieu l’an dernier en raison de l’incertitude entourant le contexte de la pandémie de COVID-19 et les nombreuses contraintes qui y étaient associées.

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