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Surenchère des tarifs quotidiens dans les milieux de garde

La pénurie de places dans les milieux de garde crée une surenchère des tarifs quotidiens chargés aux parents. 

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Des parents ont été surpris d’apprendre le montant qui leur était facturé pour la garderie. 

«J’ai appelé une garderie privée non subventionnée et elle m’a dit qu’elle était à 60$ par jour. Sur le coup, je me suis dit qu’il n’y avait pas de problème, mais en raccrochant, je me suis dit : "mon Dieu, c’est beaucoup". Je me dis, est-ce qu’on va continuer à monter? Parce que c’est l’offre et la demande. Les garderies ont le gros bout du bâton», déplore Audrey Loignon, une mère de famille de la Capitale-Nationale. 

Les places en milieu de garde se font de plus en plus rares notamment en raison de la fermeture de nombreuses garderies.

Au cours de la dernière année, 1000 milieux de garde familiaux ont fermé, soit environ 400 de plus que la moyenne de 600 fermetures rapportées chaque année depuis 2014. 

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec soutient que de nombreuses fermetures sont dues à de l’épuisement, mais la COVID-19 y est également pour quelque chose. 

Certains parents admettent qu’ils sont prêts à payer plus cher pour une place en garderie, mais constatent qu’il existe une grande différence avec les Centres de la petite enfance (CPE). 

«Nous, on serait prêts à payer ce que ça vaut si ça vaut 90$ par jour, mais il y a une très grande iniquité par rapport à ceux qui ont une place en CPE», soutient Milène Beaudoin, mère de famille. 

Le ministère de la Famille se veut rassurant et affirme qu’il prévoit créer, prochainement, plus de 1800 places subventionnées en installation dans la région de la Capitale-Nationale. 

- d'après les informations de Valérie Chouinard