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Un comité de réconciliation créé au CISSS de Lanaudière

Un premier pas a été réalisé jeudi pour le droit d’accès équitable aux services offerts au Centre de santé et de services sociaux de Lanaudière (CISSS) aux membres des Premières Nations, avec la création d’un comité de réconciliation et la mise en place de mesures de sécurisation culturelle.

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Cette initiative est le résultat de nombreux échanges depuis décembre 2020 entre le CISSS et le Conseil des Atikamekw de Manawan pour répondre aux besoins de la communauté.

«Le triste décès de Joyce Echaquan a été l’électrochoc qui a permis à tout le Québec de prendre enfin conscience que tous n’étaient pas égaux dans certains milieux et qu’il existe une véritable problématique qui demande des actions fortes», a déclaré par voie de communiqué Paul-Émile Ottawa, chef du Conseil des Atikamekw de Manawan.

Une personne de la communauté de Manawan sera ainsi nommée au poste d’adjoint à la PDG du CISSS pour être affectée aux relations autochtones.

Une nouvelle agente de liaison en sécurisation culturelle, Sophie Ottawa, a également été choisie pour représenter la communauté autochtone au CISSS, alors qu’un second poste sera créé pour un autre membre des Atikamekw qui sera responsable de l’offre d’un service disponible en permanence.

Afin de veiller à la qualité des services offerts, un commissaire adjoint aux plaintes sera responsable du recueil des avis des autochtones de la région.

«Il est primordial pour nous de travailler en étroite collaboration pour mettre en place des mesures qui permettront à tous les usagers de se sentir en confiance et en sécurité lorsqu’ils font appel à nos services. Il est de notre devoir de faire cet effort collectif pour garantir un changement véritable et durable», a affirmé Caroline Barbir, PDG par intérim du CISSS de Lanaudière.

Une formation obligatoire pour les employés du CISSS sera également déployée au cours des prochaines semaines, en complément de la conférence de sensibilisation aux réalités autochtones déjà donnée au personnel depuis novembre 2020.

«Nous avons été collectivement bouleversés par le décès de Joyce Echaquan, et j’ai la conviction profonde que la mobilisation qui a suivi cette tragédie n’aura pas été en vain. Le gouvernement est à l’écoute, et ce n’est que le début du changement de paradigme que nous voulons réaliser ensemble», a assuré le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière.

Le gouvernement Legault avait annoncé en novembre dernier un investissement de près de 15 millions $ pour déployer des actions concrètes favorisant la sécurisation culturelle des membres des Premières Nations.

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