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Une famille épuisée par la pandémie

Rear view of father and two kids holding hands while walking on the street

Photo adobe stock

Monsieur le Premier Ministre,  

Je me présente: je suis un papa d’une famille de trois enfants, famille épuisée par la pandémie. 

Cela fait un an, M. Legault, que nous vous suivons dans notre combat contre ce virus. Un an entier que nous suivons à la lettre toutes vos consignes. 

Ça fait un an que nous ne voyons personne de notre famille ni de nos amis. Un an que mes enfants ne sont pas allés au cinéma, ne sont pas sortis jouer avec d’autres enfants, n’ont eu droit à aucun ami pour leur anniversaire, ne sont pas allés voir leurs grands-parents, n’ont eu droit à aucune activité à l’école, aucune sortie familiale, aucun sport d’équipe, aucun espoir, même de rêver à un petit voyage prochainement. 

Enfants masqués

À l’école, ils sont assis, attachés à leur chaise toute la journée. Ils sont masqués et on leur interdit même de parler à un ami qui ne fait pas partie de leur bulle de classe. 

Pendant que vous avez les yeux rivés sur votre colonne de statistiques, et que votre seule préoccupation apparente est de voir baisser le nombre de cas, ici, ce sont des vies qui s’arrêtent, des humains qui craquent, des mères qui s’effondrent, des enfants qui pleurent et des pères sans réponses...depuis un an. 

C’est de l’acharnement

Je vous félicite d’avoir trouvé, encore une fois, de méchants transmetteurs de virus que vous allez maintenant étouffer toute la journée avec des masques: les petits écoliers. Vous allez masquer nos enfants toute la journée au retour de la semaine de relâche? Vous allez vous acharner sur eux, maintenant qu’il n’y a plus personne d’autre à étouffer? Sommes-nous encore dans la même situation « temporaire »...d'il y a un an? 

M. le premier ministre, je ne sens de votre part aucun sentiment d’urgence à redonner la vie à vos citoyens qui étouffent et qui souffrent. Au contraire, vous semblez être à la recherche des coupables transmetteurs de virus plutôt que de constater que les enfants risquent peu ou à peu près rien. 

Votre « prudence » commence à ressembler à un acharnement, à une obsession, ou même à une expérimentation sociale qui perdure maintenant depuis...un an. 

En plus de voir les effets dévastateurs du confinement chez mes enfants à la maison, je vois à l’école mes étudiants sombrer dans la déprime, la démotivation, l’anxiété et la détresse psychologique...depuis un an, M. le premier ministre. 

Je ne vous suis plus, mais je ne vous demande plus qu’une chose: de grâce, laissez nos enfants tranquilles! 

Photo courtoisie

Rafik Mankarios

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