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Atterrissage d'urgence d'un Boeing 777 à Moscou après un problème de moteur

Un Boeing 777 de la compagnie russe Rossiya a dû faire un atterrissage d'urgence vendredi à Moscou après un problème de moteur, moins d'une semaine après un spectaculaire incident de réacteur sur un appareil similaire aux États-Unis.

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«Durant le vol cargo 4520 Hong Kong-Madrid, un mauvais fonctionnement du capteur de contrôle du moteur a été détecté», a indiqué la compagnie dans une déclaration transmise à l'AFP, ajoutant que «l'équipage a décidé de faire un atterrissage d'urgence» à l'aéroport moscovite de Cheremetievo.

«L'atterrissage s'est passé normalement. L'avion reprendra son vol vers Madrid après 12H00 (09H00 GMT)», a ajouté Rossiya, une filiale de la compagnie publique russe Aeroflot.

Selon les sites spécialisés dans le suivi des vols, l'appareil en question était un Boeing 777-300ER.

Rossiya a plus tard précisé à l'AFP que tous ses Boeing 777-300ER étaient équipés de moteurs GE90 du fabricant américain General Electric (GE).

GE a assuré de son côté que ses équipes techniques «travaillaient étroitement avec la compagnie» et que l'avion était déjà «retourné en service», selon un message transmis à l'AFP.

Le moteur de GE est un modèle différent de ceux impliqués dans l'accident de la semaine dernière aux États-Unis, fabriqués par Pratt & Whitney.

Le réacteur d'un Boeing 777 exploité par la compagnie United Airlines avait pris feu peu après le décollage de Denver (ouest des États-Unis) et perdu son carénage. Pendant que l'avion regagnait en urgence l'aéroport, une pluie de débris étaient tombés sur une zone résidentielle de la banlieue de Denver.

Plus de 120 Boeing 777 équipées de certains moteurs Pratt & Whitney PW4000 ont été immobilisés dans le monde après cet incident spectaculaire.

Il s'agit d'un nouveau coup dur pour Boeing, dont la réputation avait été durement affectée par les déboires de son nouveau moyen-courrier, le 737 MAX, impliqué dans deux accidents rapprochés ayant fait 346 morts et interdit de vol pendant près de deux ans.

Ni Boeing ni l'autorité américaine de l'aviation (FAA) n'ont souhaité faire de commentaires spécifiques sur le vol de la compagnie russe.

Les pannes de moteurs ne sont pas rares dans l'aviation civile et les appareils sont certifiés pour voler plusieurs heures sur un moteur le temps de rallier un aéroport. Le danger potentiel intervient surtout en cas d'explosion du moteur, dont des débris peuvent endommager le reste de l'avion.