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Les meilleures stratégies pour réduire ses impôts

La saison des impôts est désormais parmi nous et tous les changements engendrés par la pandémie COVID-19 suscitent de nombreuses questions chez les Québécois.

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Que ce soit en lien avec le télétravail, votre situation familiale ou encore les placements, des experts offrent leur conseil pour économiser autant que possible sur sa déclaration de revenus.

Dans le contexte où vous avez travaillé de la maison, l’Agence du Revenu du Canada (ARC) offre deux possibilités pour obtenir une déduction d’impôts.

D’abord, la méthode simplifiée permet aux particuliers d’obtenir une réduction allant jusqu’à 400 $, et ce, sans à avoir à remplir des formulaires. Comme le Québec a emboîté le pas du gouvernement fédéral, il est aussi possible d’aller chercher un autre 400 $, pour un total de 800 $ d’allégements fiscaux.

«C’est une déduction, ce n’est pas un crédit d’impôt. Donc ça a une influence, évidemment, selon votre taux d’imposition», précise André Boulais, auteur du livre Réduisez vos impôts.

La méthode plus complexe nécessite la complétion de certains formulaires (T2200S et TP-64.3), mais pourrait être plus avantageuse pour certains. C’est notamment le cas de ceux qui ont un bureau d’aménagé dans leur logement, explique M. Boulais.

«Il va falloir calculer l’espace que vous utilisez et certaines dépenses vont être déductibles. Comme c’est du revenu d’emploi, les dépenses sont quand même relativement limitées. Vous n’avez pas le droit par exemple de déduire vos intérêts sur hypothèque, mais vous avez droit de déduire une partie de votre loyer», dit-il.

Un simulateur est disponible sur le site de Revenu Québec si vous souhaitez déterminer quelle méthode répond le mieux à votre situation.

Famille  

Sur le plan familial, la comptable professionnelle agréée Luce Morin invite tous les membres qui habitent sous un même toit (parents et enfants) à faire leur impôt au même endroit pour tirer leur épingle du jeu.

«Il y a des crédits qui interagissent entre les conjoints et entre les enfants. Donc il faut absolument faire affaire à la même place pour être capable d’optimiser tous ces crédits-là», explique-t-elle.

Il faut également avoir à l’œil les frais de garde et de scolarités. 

Même si le salaire des étudiants n’est pas assez élevé pour profiter du crédit, il est important de déclarer les frais liés aux études.

«C’est important de le rentrer dans la déclaration parce que ça va être reporté aux années futures et puis l’étudiant pourra l’utiliser quand il va commencer à faire du revenu pour ne pas que ce soit perdu», précise Mme Morin.

Fait à noter, il est encore possible de déclarer les frais de garde même si vous êtes en télétravail.

Placements  

Les questions relatives aux gains grâce aux placements, que ce soit en bourse ou dans d’autres comptes, suscitent des interrogations sur l’impôt à payer, le cas échéant.

Tout dépend du type de compte, explique Émile Khayat est directeur de la planification financière chez Gestion de patrimoine TD.

«Si les gains ont été réalisés dans un compte où il y a un abri fiscal comme le REER ou le CELI, les gains sont protégés à l’intérieur du compte. On n’aura pas besoin de déclarer ces gains-là», indique-t-il.

Notons par contre que les gains réalisés par l’entremise d’un REER seront imposables au moment de retirer l’argent à sa retraite. C’est aussi le cas pour un compte REEE.

Pour le CELI, il s’agit d’un compte non imposable qui est souvent complémentaire au REER.

La situation change un peu pour ce qui est des comptes non enregistrés, qui eux sont imposables.

«L’impôt est à payer peu importe le type de revenu ou le type de gain qu’on a réalisé à l’intérieur de ça», note M. Khayat.

Pour d'autres réponses à vos questions, visionnez l'émission spéciale d'«À vos affaires» dans la vidéo ci-dessus