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Plaintes pour «sextorsion» à Lévis: la police appelle à la vigilance

Photo d'archives

Le Service de police de la Ville de Lévis (SPVL) a reçu dernièrement plusieurs plaintes concernant des tentatives d’extorsion en lien avec des images ou vidéos à caractère sexuel prises à l’insu des victimes. 

Selon le porte-parole du SPVL, Maxime Pelletier, environ cinq plaintes pour «sextorsion» ont été déposées depuis deux semaines. Dans la majorité des cas, le modus operandi est le même.

«D’habitude, ça vise les hommes un peu plus âgés. Ce qui est particulier, dernièrement, ce sont des jeunes [victimes], fin adolescence, début adulte, qui sont impliqués dans les dossiers», a indiqué M. Pelletier.

Dans tous les cas, les victimes sont des garçons.

«Une jeune femme entre en contact avec les jeunes garçons par l’entremise d’Instagram et Snapchat. Rapidement, elle invite les victimes pour une discussion sur l’application Hangouts. Une fois sur la plateforme, elle les incite à se dévêtir via une vidéo, qu’elle enregistre à leur insu. Par la suite, elle menace de publier les images de la victime à ses contacts si elle ne transfère pas de l’argent.»

Dans les plaintes qui ont été signalées, les adresses courriel utilisées ressemblaient à lenaageron21@gmail.com ou lena.ageron7@gmail.com.

Les enquêteurs du SPVL travaillent en collaboration avec l’équipe spécialisée en exploitation sexuelle des enfants sur Internet de la Sûreté du Québec.

«Pour éviter ce genre de situation, nous vous conseillons de mettre vos comptes «privés» de sorte qu’il sera difficile pour les fraudeurs d’entrer en contact avec vous. Si vous ne le faites pas, soyez vigilants lorsque des inconnus veulent entamer une discussion et ne divulguez pas d’information personnelle», conseille le SPVL.

Interpol

Les courriels d’extorsion proviennent souvent de serveurs situés à l’étranger, ce qui complique le travail des policiers.

«C’est pour ça qu’on demande aux gens de ne pas se dévêtir devant leur caméra. Ce sont des dossiers qui sont plus techniques à enquêter puisqu’ils impliquent d’autres corps policiers. Il y a parfois Interpol qui est mise à contribution, mais il y a des pays où c’est plus difficile que d’autres de mener les enquêtes», a ajouté M. Pelletier.

«Quand c’est une super belle fille qui vient te parler et qu’après trois minutes, elle te demande de montrer tes parties génitales, c’est probablement parce qu’il y a anguille sous roche», a ajouté le porte-parole.

D’autres plaintes similaires ont été signalées ailleurs dans la province, a informé M. Pelletier qui invite les victimes à ne pas être gênées de dénoncer cette forme de chantage à la police.