/regional/montreal/montreal

Refus d’interdire la chasse à Montréal

évasions - demers -

Photo d'archives

Le gouvernement du Québec balaie du revers de la main la demande de Montréal d’interdire la chasse sur l’île, a appris Le Journal.

• À lire aussi: Montréal veut mettre un terme à la chasse sur l’île

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a soutenu dans un courriel que les pouvoirs dont disposent les villes sont suffisants pour restreindre la chasse et garantir la sécurité des citoyens. 

« Les conseils de ville des différentes municipalités de l’agglomération de Montréal ont déjà inclus une réglementation restrictive sur l’utilisation d’armes de chasse. »

Questionné à savoir si la chasse était dangereuse dans les boisés de la métropole, le ministère a répondu que tous les accidents survenus au Québec lors des 30 dernières années ont impliqué seulement des chasseurs ou des partenaires.

Une mairesse « très déçue » 

Le conseil d’agglomération de Montréal avait adopté jeudi une motion demandant à Québec de mettre en place une interdiction de chasser sur l’île montréalaise. Ses élus estiment qu’il est difficile pour eux d’intervenir auprès de chasseurs et qu’une interdiction provinciale aurait permis d’obtenir sur le territoire le soutien de SOS Braconnage, le service du ministère visant à contrer la chasse illégale.

La mairesse de Sainte-Anne-de-Bellevue, à l’origine de la motion, s’est dite « très déçue » de la fin de non-recevoir du gouvernement. Elle milite pour mettre fin à la chasse dans les boisés de sa municipalité, fortement fréquentés depuis la pandémie.

« Le ministre [Pierre Dufour] n’a pas bien compris la question de sécurité [des citoyens] dans ce dossier, a réagi Paola Hawa. Je peux vous assurer que ça n’en finit pas là. »

Selon elle, prétendre que les villes peuvent elles-mêmes encadrer la chasse est un « faux argument ». 

« Le SPVM [service de police] n’a pas les ressources pour entrer dans une forêt de 90 hectares », explique-t-elle.

Dans la même catégorie