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Un pédophile écope de 33 mois de prison

Photo d'archives Agence QMI

Un pédophile qui a plaidé coupable à de multiples accusations à caractère sexuel, dont celle d’avoir filmé à plusieurs reprises une fillette et d'avoir partagé ces images jusqu'en Australie et en Roumanie, a écopé, vendredi, d’une peine de 33 mois de détention. 

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La sentence prononcée par la juge Réna Émond met ainsi fin à une saga judiciaire qui s’est déroulée sur dix ans.  

En 2010, une enquête a été ouverte par les policiers de la Sûreté du Québec du poste de Val-d’Or à l’encontre de Merlin Bérubé-Pelletier, dénoncé par un voisin qui avait trouvé des images de pornographie juvénile sur un DVD prêté par l’accusé.  

Après une première analyse, les enquêteurs avaient pu identifier des milliers de fichiers de pornographie juvénile, ce qui avait mené à des accusations déposées dans le district de Val-d'Or et pour lesquelles il a écopé d’une peine d’emprisonnement de 10 mois.  

Production de pornographie juvénile

Toutefois, une analyse plus poussée a permis aux policiers de retrouver des images et vidéos produites par l’accusé à Québec, entre 2004 et 2008, avec pour sujet principal une fillette âgée, au début des agressions, de trois ans.  

«Entre 2007 et 2010, il a eu des conversations sur Internet et il a échangé les photos et les vidéos. En tout, 287 images ont circulé à travers le monde, dont 246 impliquant la victime», a rappelé la présidente du tribunal, alors que Bérubé-Pelletier, détenu dans une cellule de l’établissement de détention, écoutait attentivement.  

Quatre vidéos ont également été produites. Des séquences qui variaient entre 40 secondes et 1 minute 26 secondes.  

«Sur les vidéos, l’accusé exhibe la vulve, les fesses et l’anus de la victime. À certaines occasions, on le voit aussi appliquer de la crème sur les fesses de la fillette ou encore, éjaculer dessus», a ajouté la juge.  

Toujours victime

Avant de prononcer sa peine, la présidente du tribunal a également rappelé que les images partagées par Bérubé-Pelletier se trouvent toujours sur Internet, ce qui lui a fait dire que malgré les plaidoyers de culpabilité de l’accusé et son arrêt d’agir, «la victime est, encore aujourd’hui, exploitée». 

A contrario, elle a noté les regrets et remords sincères de l’accusé et souligné que la thérapie entamée il y a 10 ans laissait entrevoir un potentiel de réhabilitation. 

En plus de la peine d’emprisonnement, Bérubé-Pelletier devra respecter une période de probation de trois ans assortie d’un suivi de deux ans.