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Un récidiviste écope de 5 ans de prison

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Photo courtoisie

Un agresseur sexuel récidiviste qui s’en était pris à une femme dans une salle de lavage alors qu’il venait de finir de purger 17 années de pénitencier pour une série de crimes similaires a écopé de cinq ans supplémentaires derrière les barreaux.

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«La prochaine fois, c’est [l’étiquette de] délinquant dangereux qui vous attend», a prévenu la juge Hélène Morin en condamnant Robert Ménard, la semaine passée, au palais de justice de Montréal.

Ménard, 58 ans, est un prédateur sexuel qui s’en était pris à 13 femmes il y a deux décennies. Il avait écopé de 17 ans d’incarcération, mais était sorti aux deux tiers de sa peine. Son séjour au pénitencier ne semblait pas l’avoir assagi puisqu’après, il avait reçu des condamnations pour évasion de garde légale et de tentative d’évasion. 

Cela lui avait d’ailleurs valu d’être déclaré délinquant à contrôler.

Il n'a rien compris

Mais même avec ce statut peu enviable, Ménard ne semble pas avoir appris la leçon. Car en avril 2017, il s’en est pris à une femme qui faisait son lavage dans la buanderie d’un complexe résidentiel de Montréal.

«La femme l’avait remarqué, il avait l’air un peu perdu, il avait l’air de faire de l’entretien, a expliqué le procureur de la Couronne, Me Jérôme Laflamme. Pendant qu’elle déplaçait les vêtements, il lui a dit qu’il songeait à faire du ménage.»

Sauf qu’au moment où la femme se penchait pour prendre du linge, Ménard l’a brusquement saisie en lui bloquant le bras. La femme a voulu crier, mais Ménard lui a mis la main sur la bouche. Il s’est ensuite affairé à lui faire des contacts sexuels, jusqu’à ce qu’il tente de la violer.

«La victime s’est mise à paniquer, elle comprenait ce qui allait arriver», a affirmé Me Laflamme.

Heureusement, elle a réussi à crier assez fort, au point que Ménard s'est éclipsé. Entre-temps, un voisin qui avait entendu l'appel à l'aide est venu à son secours.

Longue enquête

Comme Ménard avait quitté les lieux, il aura fallu deux ans aux policiers pour le retracer. Son procès devait commencer cette semaine, mais il a finalement plaidé coupable d’agression sexuelle.

«Je suis désolé, je vais tout faire pour m’aider en prison», a commenté Ménard lors de l’audience.

Il a ensuite dit avoir de l’empathie pour les victimes et qu’il allait s’améliorer, mais la juge lui a rappelé que ce travail devait se faire «24 heures par jour». 

Car s’il s’en est sorti avec cinq ans de pénitencier à la suggestion de la Couronne et de Me Charles Benmouyal, de l’aide juridique, il risquera gros si jamais il récidive.

En plus de la peine d’incarcération, Ménard devra être inscrit au registre des délinquants sexuels, et ce, jusqu’à sa mort.