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Georges Laraque: un piètre gestionnaire, selon une juge

Georges Laraque qu’on voit ici dans sa nouvelle boutique de cartes de sport, à Laval.

Photo Ben Pelosse

Georges Laraque qu’on voit ici dans sa nouvelle boutique de cartes de sport, à Laval.

L’ancien homme fort des Oilers d’Edmonton, des Penguins de Pittsburgh et du Canadien Georges Laraque a défrayé la chronique après sa retraite du sport, mais malheureusement pas toujours pour les bonnes raisons.  

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Laraque s’est fait connaître comme chroniqueur sportif dans les médias et pour son engagement pour les causes environnementale et végane, mais il s’est aussi attiré pas mal de publicité non sollicitée à cause de ses passages en cour pour des litiges financiers.

En 2013, l’ex-hockeyeur a été accusé au criminel de fraude à l’endroit d’une entreprise de patinoires synthétiques, Super-Glide Canada, d’un actionnaire minoritaire de l’entreprise et de son partenaire d’affaires de l’époque, Marc Filion. Selon des allégations du ministère public, Laraque aurait notamment détourné des sommes à son bénéfice personnel et trompé la confiance de son associé. 

Laraque a été déclaré non coupable en 2017, mais il ne sort pas complètement blanchi de ce procès. La juge Ann-Mary Beauchemin a estimé dans son jugement qu’il était au contraire « possiblement, voire probablement coupable » de ce qu’on lui reprochait. L’unique raison pour laquelle il a été acquitté est parce qu’il subsistait un doute raisonnable. 

« La défense concède que les habiletés de l’accusé pour la saine gestion de ses affaires commerciales laissent à désirer. C’est peu dire », dit la juge dans le jugement.

Elle s’interroge sur la piètre comptabilité de l’entreprise.

« Était-ce un simple manque de rigueur ou plutôt le reflet de valeurs laxistes et élastiques chez l’accusé ? » demande-t-elle.

D’autres problèmes

Une poursuite civile dans la même affaire s’est soldée par une entente à l’amiable en 2015. L’ex-associé, Marc Filion, nous a confié de son côté que cette affaire l’avait amené proche du suicide. En 2017, le nom de Laraque s’est également retrouvé associé à une firme de cannabis poursuivie pour des allégations de transactions illégales dans les paradis fiscaux. Dès 2007, il estimait avoir perdu 150 000 $ dans un projet de systèmes antivol pour les ordinateurs à cause de la négligence d’un manufacturier. Un recours de Laraque dans cette affaire a été plus tard abandonné.

Dans une entrevue qu’il nous a accordée au début de janvier, Laraque a minimisé la portée de ces ennuis financiers.

« J’ai maintenu les mêmes revenus que quand je jouais au hockey», nous a-t-il dit, vantant sa nouvelle entreprise de cartes de sport, dont le marché a explosé pendant la pandémie, et plusieurs projets en cours.

La fermeture d’un restaurant Crudessence dans lequel il avait un intérêt serait due, selon lui, au fait que le restaurant atteignait seulement le seuil de rentabilité, et la fermeture d’un autre resto, au départ d’un associé pour l’Inde. Malgré ses revenus, Laraque nous a dit avoir un mode de vie simple, mais par choix, selon lui, en conduisant un Toyota RAV4 de quelques années et demeurant dans un immeuble multilogement sur la Rive-Sud.

« Il y a d’anciens joueurs qui se sont ruinés », dit-il.

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