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C'est la ruée vers les poules pondeuses

Eddy Verbeeck / AGENCE QMI

Les poulaillers urbains ont la cote. Dans les villes où l'activité est permise, c'est la ruée vers les poules pondeuses au point où, en ce mois de février, il est déjà difficile d'en réserver, sinon impossible.

En Mauricie et dans le Centre-du-Québec, les citadins doivent se tourner vers les Kijiji, LesPAC et autres sites de vente en ligne pour en trouver.

Avant la crise sanitaire, il y avait déjà un engouement pour les poules pondeuses, mais, depuis le début de la pandémie, c'est la folie.

«Cette année, à la mi-février, tout [était] déjà vendu», indique Marie-Pier Beaudry Bergeron, responsable des ventes et du marketing pour la Meunerie Acadienne, à Bécancour.

Eddy Verbeeck / AGENCE QMI

Tous les ans, vers la mi-mars, Mme Beaudry Bergeron rédige un calendrier avec plusieurs dates correspondant aux moments où arrivent les volailles pour coordonner la cueillette à la meunerie, et ajouter des commandes au besoin. Cette année, le calendrier servira de guide pour que les clients viennent chercher leurs protégées, mais il n’y aura pas de place pour de nouvelles commandes.

Si, l'an dernier, la meunerie avait réussi à s'approvisionner à gauche et à droite pour satisfaire sa clientèle, cette année, les propriétaires de couvoirs ont prévenu : le quota est fixe.

Par ailleurs, les variétés sont plus restreintes.

«C'est surtout de la rousse qu'on va recevoir, mais c'est aussi la plus demandée parce qu'elle est bien adaptée à notre climat que c'est une bonne pondeuse», explique Mme Beaudry Bergeron. Pour les malchanceux qui n'ont pu trouver de poules chez des fournisseurs attitrés, il reste les sites de vente en ligne, tels Kijiji ou LesPAC.

«Je n'ai rien contre ça, dit Marie-Pier Beaudry Bergeron, mais c'est comme pour tout animal, il faut qu'il ait été élevé avec les soins nécessaires.»

À Champlain, à un quart d'heure de Trois-Rivières, David Giguère élève une dizaine de poules par pur plaisir. Il a construit un petit poulailler derrière chez lui avec tous les accessoires pour leur bien-être, y compris des lampes chauffantes et un accès grillagé sur l'extérieur. Régulièrement, des gens viennent lui demander s'il est prêt à leur vendre un volatile ou deux.

Eddy Verbeeck / AGENCE QMI

«C'est de plus en plus fréquent, mais je dis non. Je vends mon surplus d'oeufs à des voisins et amis, ça me fait un peu d'argent de poche.»

Si vous pensez que seules les poules pondeuses sont recherchées, détrompez-vous. Depuis la pandémie, beaucoup de gens se tournent vers les animaux de compagnie et les poules en font partie.

La Ferme avicole des milles et une fleurs, à Trois-Rivières, vend surtout des poules d'ornement (ou poules naines) et la demande ne cesse de croître.

«Ce sont des poules avec de beaux plumages qui sont souvent plus affectueuses que les poules pondeuses et je n'ai jamais eu autant de commandes», souligne la propriétaire, Kariane Julien-Berthiaume.