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La victime de l’explosion troublée par une perquisition

Sur cette vue aérienne, on contaste qu’une résidence de Morin-Heights, dans les Laurentides, a été anéantie par une puissante explosion, suivie d’un incendie, vendredi, en fin de matinée, sur la rue des Trois-Pierre.

Photo Agence QMI, André Paquette

Sur cette vue aérienne, on contaste qu’une résidence de Morin-Heights, dans les Laurentides, a été anéantie par une puissante explosion, suivie d’un incendie, vendredi, en fin de matinée, sur la rue des Trois-Pierre.

Le mystère entourant l’explosion qui a soufflé une maison et tué un homme en quelques secondes vendredi dans les Laurentides planait toujours samedi.

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« Je l’ai vu la semaine passée pis il allait bien, il était souriant. C’est un bon vivant, il niaise tout le temps, c’est un bon gars. C’est un ostie de bon gars pour vrai, il a aidé du monde en tabarnak », raconte un ami d’Alain Melis, l’homme dont le corps a été découvert après la déflagration qui a détruit sa maison à Morin-Heights, selon nos informations.

Selon ce proche, M. Melis vivait dans cette résidence de la rue des Trois-Pierre avec son fils d’une douzaine d’années. L’adolescent serait parti vivre chez sa mère depuis deux semaines, précise-t-il.

À 54 ans, le défunt avait un permis pour cultiver 100 plants de cannabis, mais aussi pour vendre, soutient son ami, qui a demandé à garder l’anonymat. 

Et c’est dans son garage, qui a été épargné lors de l’incendie, qu’il s’occupait de ses plantes.

« C’est sûr qu’il avait des “à-côté”, d’où le pourquoi d’une perquisition chez lui mardi », ajoute-t-il.

Les policiers de l’Escouade régionale mixte de la Rive-Nord se sont présentés mardi chez lui dans le cadre d’une opération antidrogue, d’après nos informations.

L’opération visait huit résidences ainsi que sept véhicules. En tout, 300 comprimés de méthamphétamine (crystal meth), 600 grammes de cocaïne, 2 kilos de cannabis ainsi que plus de 200 000 $ en argent comptant avaient été saisis.

M. Melis n’a pas de dossier criminel selon les recherches faites par Le Journal.

Geste volontaire ?

D’après l’ami de M. Melis, la thèse du règlement de compte ne serait pas envisageable ni une explosion liée à la production de stupéfiant. Il pense plutôt qu’il pourrait s’agir d’un geste volontaire.

« Est-ce que c’est en lien avec la perquisition qui a eu lieu? C’est possible », pense-t-il.

Selon lui, un petit foyer à propane et quelques bonbonnes se trouvaient sur place. 

Pour la Sûreté du Québec, qui est responsable de l’enquête, toutes les thèses sont étudiées, explique l’agente de communication Catherine Bernard.