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Pas de jeux d’évasion, même en zone orange

Patrick Toupin, propriétaire d'Eliviascape à Québec.

Photo Stevens LeBlanc

Patrick Toupin, propriétaire d'Eliviascape à Québec.

La colère et la confusion règnent parmi les propriétaires et les clients des centres de jeux d’évasion qui doivent encore demeurer fermés même en zone orange.

Au plus fort de la seconde vague de la pandémie à la fin du mois de novembre, le Dr Horacio Arruda avait donné le feu vert à la reprise des jeux d’évasion, causant du coup un malaise même dans les rangs de cette jeune industrie du divertissement.

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Cette « autorisation » n’avait duré qu’un bref moment puisqu’un décret avait vite corrigé la situation en forçant la fermeture des centres.

À l’heure actuelle, certains propriétaires ne comprennent pas cette fermeture imposée même en zone orange, au Saguenay–Lac-Saint-Jean. D’autres ont choisi de défier le décret en s’appuyant sur le feu vert du directeur national de santé publique à la fin de l’automne.

À oublier

Pourtant, dans l’industrie des jeux d’évasion, on n’hésite pas à dire que le constat est clair. Pour la semaine de relâche, l’activité est à oublier.

« On reste fermés même si certains ont voulu ouvrir », précise le président de l’Association des jeux d’évasion du Québec, Emmanuel de Gouvello.

« Techniquement, on est fermés. Mais ça peut sembler ambigu », avoue toutefois le propriétaire de l’entreprise Eliviascape, à Québec, Patrick Toupin. 

Selon lui, à partir du moment où le gouvernement autorise certains divertissements en zone rouge, la logique ne tient plus. 

« On trouve ça un peu ridicule. Comment le gouvernement peut-il justifier de choisir d’ouvrir des cinémas en zone rouge alors que les entreprises de jeux d’évasion et autres centres d’amusement doivent rester fermés en zone orange où il n’y a pratiquement aucun cas ? » se questionne M. Toupin.

Devant une situation sanitaire stable, celui-ci estime qu’il est important d’être équitable avec toutes les entreprises.

Le premier ministre François Legault a justifié l’ouverture des cinémas par la volonté de permettre une activité pour les familles pendant la relâche scolaire. 


En Ontario, les centres de jeux d’évasion peuvent recevoir un maximum de 10 personnes.