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Santé mentale: les psychoéducateurs veulent aider

Plus que jamais, les psychologues sont débordés alors que la pandémie de COVID-19 a exacerbé les problèmes de santé mentale chez les Québécois.

Déjà sollicités, les quelque 5500 psychoéducateurs de la province veulent venir en aide.  

«Leur contribution pour tous les enjeux de santé mentale est très importante, soutient Denis Leclerc, président de l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec. 

Un psychoéducateur n'est pas un psychologue, mais leurs interventions peuvent se ressembler. Leur rôle est de rétablir l'équilibre dans la vie du patient.

«[C’est] d'essayer de voir quelles sont les conditions les plus stressantes, les plus difficiles à concilier actuellement», note M. Leclerc, qui ajoute que la santé mentale, ne se traduit pas forcément la maladie mentale en soi.

De leur côté, les psychologues ont un rôle plus approfondi de la problématique, selon Marco Mailhot qui est psychoéducateur.

M. Mailhot intervient davantage auprès des ados qui ont créé une dépendance aux écrans.

«Ils ne veulent plus aller à l'école, ils n'ont plus d'intérêt envers les activités qu'ils aimaient avant. Donc, ils vont s'isoler beaucoup, beaucoup dans leur chambre et les parents ne savent plus comment réagir. Donc, quand ils font appel à mes services, ça fait déjà plusieurs semaines que des jeunes passent 10, 12 heures par jour dans leur chambre», explique-t-il.

Là où les psychoéducateurs peuvent faire une différence, c’est en s’attaquant aux effets secondaires des problématiques.

«Si on peut réduire les effets secondaires de la cyberdépendance, qui est la malnutrition, le manque d'hygiène, le manque de sommeil, le désintérêt envers l'école, ça va déjà faire une grande différence dans la vie des gens», croit Marco Mailhot.

Ils interviennent aussi auprès des adultes en détresse, notamment dans les cas de violence conjugale.

»Si vous parlez d'irritabilité, si vous parlez d'anxiété, tout ça en lien avec des problématiques qui sont souvent environnementales, oui, le psychoéducateur peut accompagner ces personnes-là, accompagner l'entourage», précise Denis Leclerc.

Avec la fermeture des centres de répit, Natasha Aubé travaille surtout avec les proches aidants.

«De les outiller au niveau de l'évolution de la maladie. En temps de pandémie, c'est sûr que l'objectif numéro 1 était, en fait, d'éviter les hospitalisations», raconte la psychoéducatrice.

L'important, selon eux, c'est d'avoir des ressources de disponibles pour accompagner les gens.

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