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Des logements sociaux pour réduire les féminicides

Le FRAPRU et L’Alliance MH2 demandent au gouvernement Legault la construction de 50 000 logements sociaux d’ici cinq ans, car ils estiment que l’accessibilité au logement social permettrait notamment aux femmes victimes de violences conjugales de s’émanciper de leur bourreau.

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Dans le contexte où trois femmes, Elisapee Angma, Marly Édouard et Nancy Roy, ont été victime de féminicide, les ressources en logement sont plus que nécessaires, croit Gaëlle Fedida, coordonnatrice politique d’Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale (Alliance MH2) en point de presse dimanche.

«On se rencontre ici pour prononcer le nom de ces trois femmes qui n’ont pas eu accès à ces services-là», a souligné Mme Fedida.

L’Alliance MH2 souligne qu’en 2016, 100 145 femmes dépensaient plus de la moitié de leurs revenus pour se loger. Le revenu annuel médian de ces femmes était de 13 375 $.

«C’était avant la pandémie, alors on peut se demander comment elles font ces femmes-là pour survivre si elles vivaient avec des taux de salaire si bas», renchérit Céline Magontier, responsable des dossiers concernant les femmes au Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

Bientôt 100 unités... 

Devant un projet de condominium dans le quartier Saint-Henri, Sandrine Belley de l’organisme Libr’elle est optimiste d’y voir apparaitre une centaine de logements sociaux sous forme de coopérative, dont 50 seraient destinés à des femmes seules et monoparentales.

En ce moment, deux tours sont bâties, une troisième ne comportant que des logements sociaux devrait s’ajouter, mais le financement à retardement du gouvernement provincial empêche le promoteur de tenir sa promesse.

«C’est un terrain qui est réservé au logement social et qui pourrait sortir de terre si on a le financement d’ici un an et demi. Mais à cause du programme AccèsLogis, on ne peut pas développer», soupire Mme Belley qui collabore aussi avec les organismes Logifem et La maison des RebElles.

Le programme AccèsLogis n’est pas renouvelé, ce qui limite l’expansion du projet, a souligné Mme Belley.

Un besoin urgent de 106 unités

Pour les femmes victimes de violences conjugales, des maisons d’hébergements de première et deuxième étape s’offrent à elles. Pour l’année 2019-2020, le taux de refus atteignait 75%.

Depuis un an et demi, 106 unités de deuxième étape sont en attente d’approbation par gouvernement québécois, indique Céline Magontier du FRAPRU.

Pour toutes personnes victimes de violence conjugale, composez le 1800-363-9010 pour rejoindre l’organisme SOS violence conjugale.

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