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Mauvaise surprise pour des familles

L’Hôtel Québec a dû condamner l’accès à sa piscine et ses jeux d’eau, mais pourra néanmoins offrir des spectacles pour les enfants depuis son jardin, à regarder sur leur balcon. La nouvelle a déçu Frédéric Garneau et Julie Brabant (en mortaise), qui voulaient faire quelque chose de « spécial » pour leurs enfants, Nellie et Jacob.

Photos Didier Debusschère

L’Hôtel Québec a dû condamner l’accès à sa piscine et ses jeux d’eau, mais pourra néanmoins offrir des spectacles pour les enfants depuis son jardin, à regarder sur leur balcon. La nouvelle a déçu Frédéric Garneau et Julie Brabant (en mortaise), qui voulaient faire quelque chose de « spécial » pour leurs enfants, Nellie et Jacob.

Des familles qui voulaient changer d’air pendant la relâche scolaire ont déchanté en apprenant que les piscines d’hôtels resteraient fermées, elles qui faisaient tant l’envie des enfants.

« C’est la raison principale qui nous amenait ici », a lancé au Journal Frédéric Garneau, lorsque rencontré hier dans le hall de L’Hôtel Québec, aux portes de la capitale.

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« On a pensé à annuler, mais comme les enfants étaient déjà au courant qu’on partait... Ç’aurait été plate pour eux », a poursuivi le père d’une fillette de 6 ans et beau-père d’un garçon de 3 ans qui souhaitait leur offrir quelque chose de « spécial » pour le long congé.

Le gouvernement Legault a décrété vendredi que la baignade continuerait d’être interdite dans les hôtels même si elle est maintenant permise dans les piscines publiques.

Des clients ont appris la nouvelle au moment de leur enregistrement hier ou même en plein séjour pour certains qui étaient arrivés la veille.

« On l’a su 20 minutes avant de partir. On est vraiment déçus, surtout pour les enfants. On convient que les activités ne sont pas nombreuses en ce moment », a laissé tomber Mélanie Vaillancourt au Fairmont Le Reine Elizabeth de Montréal, avec son conjoint et leurs garçons de 6, 8 et 11 ans.

Certains parents n’ont pas caché leur amertume en soulevant que leur hôtel avait pourtant mis en place un protocole spécifique pour prévenir la transmission du coronavirus.

À L’Hôtel Québec, par exemple, un système de réservation était en place pour accéder au bassin et celui-ci faisait l’objet d’une surveillance.

Une affiche placée à l’entre du jardin intérieur de l’Hôtel Québec en interdisait l’entrée.

Photo Didier Debusschère

Une affiche placée à l’entre du jardin intérieur de l’Hôtel Québec en interdisait l’entrée.

Une question de « surveillance » 

Selon Christian Jacob, président de l’Association des microbiologistes du Québec, ce sont surtout les piscines d’hôtel où « on laisse les gens à eux-mêmes » qui posent problème.

« D’ouvrir la piscine publique et pas celles des hôtels, oui, ça peut traduire une certaine incohérence. Mais du point de vue de la surveillance et de l’accessibilité, c’est plus logique d’ouvrir les piscines publiques en premier », estime-t-il.

« Je pense qu’on est mieux d’y aller tranquillement dans la bonne direction plutôt que d’y aller tout d’un coup et de tout devoir fermer dans un mois », ajoute-t-il.

Casse-tête 

Personnel rappelé inutilement, clients qui renoncent à leur chambre, nourriture commandée en trop : la décision tardive de Québec a aussi causé des maux de tête aux tenanciers.

« On a eu quelques annulations, oui, malheureusement, [mais] c’est un peu moins grave qu’on le pensait », a évalué Mireille Bouchard, directrice générale de L’Hôtel Québec.

L’Association des hôtels du Grand Montréal a elle aussi constaté un « bon nombre d’annulations », mais il était trop tôt hier pour fournir des données précises.

« Et c’est sans compter toutes les réservations qui ne seront pas faites dans les prochains jours à cause de cela », a souligné sa PDG, Ève Paré.