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Qui vous vaccinera?

Alors que la vaccination bat son plein en ce moment, le réseau de la santé cherche désespérément des vaccinateurs et des injecteurs. Une quarantaine de types de professionnels de la santé sont courtisés, allant de l’étudiant en médecine jusqu’au technologue en imagerie médicale.

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Les autorités de la santé tiennent actuellement une campagne massive de recrutement à la recherche de «héros» comme le mentionne la page web du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal. On y trouve des offres d’emplois dédiées aux ophtalmologistes, hygiénistes dentaires, acupuncteurs ou encore aux vétérinaires.

Peu de vétérinaires répondent à l’appel

Le président de l’Ordre des vétérinaires du Québec, Gaston Rioux, explique qu’il y a, bien sûr, une différence entre vacciner un chat ou un humain. «Il y a une nuance entre ce que le gouvernement appelle des "vaccinateurs". Ce sont les médecins, les pharmaciens», a souligné M. Rioux.

Les vétérinaires, eux, auront droit à une formation «pour voir quel endroit, quelles mesures de précautions à prendre aussi sur les personnes qu’ils vont vacciner», a-t-il ajouté.

Toutefois, les vétérinaires sont peu nombreux à avoir répondu à l’appel de Québec jusqu’à présent. Ils sont déjà débordés par leur pratique. «Ceux qui ont répondu oui sont parfois semi-retraités ou retraités», a mentionné M. Rioux.

Parmi les professionnels sollicités par le réseau de la santé, figurent aussi les chiropraticiens, les orthophonistes, les diététistes, et même les podiatres.

Et les pharmaciens?

Plusieurs se demandent pourquoi ne pas avoir simplement mobilisé les pharmaciens du Québec, comme pour l’influenza. Le président de l’Association des pharmaciens propriétaires du Québec, Benoît Morin, explique que les pharmacies ne pouvaient s’équiper des congélateurs nécessaires à l’entreposage des vaccins Pfizer.

Ils sont 3000 pharmaciens à avoir reçu quatre formations afin d’être certifiés et pouvoir superviser les injecteurs moins expérimentés. Mais rares sont ceux qui peuvent quitter leur pharmacie pour se rendre au Stade olympique, par exemple.

«Disons que ça prend une certaine disponibilité et là la vaccination s’en vient en pharmacie, il faut organiser ça en même temps», a ajouté M. Morin.

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