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Des militants autochtones ont érigé un barrage pendant une heure sur la route de Manawan

Des militants autochtones ont érigé un barrage routier entre Saint-Michel-des-Saints et Manawan pendant environ une heure, lundi, afin de faire entendre leurs revendications territoriales et en matière d'environnement.

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Tout au long de la fin de semaine, des Attikameks se sont relayés pour distribuer des tracts aux automobilistes et les sensibiliser face à «l'extractivisme» des ressources forestières et minières dans le Nitaskinan, le territoire ancestral de ce peuple qui couvre des portions de Lanaudière et une large part de la Mauricie.

Les participants sont toutefois allés plus loin lundi en bloquant, dès 13 h, le chemin de Manawan pendant un court moment. Le barrage a été démantelé peu après au cours de l'après-midi.

Par communiqué, le groupe Mobilisation Matawanie Ekoni Aci a expliqué ce coup d'éclat en dénoncant «les coupes à blanc qui saccagent le territoire depuis des années», mais aussi l'implantation d'une mine de graphite par Nouveau Monde Graphite près de Saint-Michel-des-Saints, un projet qui a récemment reçu le feu vert du gouvernement.

Les militants ont réclamé un moratoire de cinq ans sur la production de ressources forestières, minières et fauniques dans la région, afin de «laisser la nature reprendre ses forces».

Le groupe Mobilisation Matawanie Ekoni Aci, qui a vu le jour en juin 2020, se décrit comme un «mouvement populaire anti-colonial». «Au sein de ce mouvement, nous apprenons humblement à travailler ensemble, autochtones et allochtones, afin d’aller vers la justice sociale et climatique», explique-t-il sur son site internet.

L'organisation ne reconnaît pas la légitimité ni du gouvernement ni du conseil de bande. «Souvent, ces deux gouvernements préfèrent s’entendre ensemble pour le saccager au profit de quelques-uns plutôt que d’en prendre soin pour les sept prochaines générations», a-t-elle dénoncé.

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