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Fermeture de deux RPA à Trois-Rivières: l'aide du CIUSSS se fait attendre

Trois semaines après la fermeture des résidences Villa du parc et Saint-Pie X dans l'urgence et la confusion, à Trois-Rivières, en raison d’allégations de maltraitance à l'égard de 24 aînés qui y logeaient, Jean Beaulieu attend toujours le soutien promis.

Celui dont la mère est âgée de 90 ans déplore que celle-ci ait à débourser 900$ de plus par mois, depuis sa relocalisation.

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Le président-directeur général du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec s'était pourtant engagé auprès de la ministre des Aînés et des Proches aidants à ne pas laisser tomber personne.

«Ils n'ont qu'à venir me voir», aurait-il déclaré à la ministre Blais, au dire de cette dernière.

Jean Beaulieu a pris la ministre au pied de la lettre et est allé cogner à la porte du siège social de l'organisation, la semaine dernière. Sans réponse depuis, il était de retour lundi matin.

«J'ai attendu 48 heures... 48 heures pour prendre un rendez-vous, c'est probablement moins compliqué que 48 heures pour déménager une personne âgée de 90 ans. Là, je m'en vais voir s'il y a un rendez-vous de pris, sinon, moi je reste assis là», a-t-il laissé tomber, quelques minutes avant d'aller de nouveau cogner à la porte de l'organisation.

Tenace, M. Beaulieu est ressorti une trentaine de minutes plus tard, un rendez-vous en poche.

«Ils me disent que mercredi, et M. Rouleau et M. Fillion vont être disponibles pour moi, alors je veux qu'ils disent "oui parfait, on va faire ce que vous demandez, on va acheter des services à la résidence de votre mère, ça va régler votre problème"», a-t-il relaté.

Pendant que M. Beaulieu obtenait son rendez-vous, les propriétaires des résidences Villa du parc et Saint-Pie X en apprenaient un peu plus sur ce qui leur est reproché. Ils ont maintenant un rapport en mains, qui leur a été livré par huissier, le 23 février dernier.

Une vingtaine d'événements différents sont portés à leur attention. Ils déplorent toutefois le caractère nébuleux de plusieurs allégations, souvent rapportées hors contexte, selon eux. C'est la certification de leurs deux résidences qui est en jeu. Ils espèrent toujours rouvrir quand la poussière sera retombée.

Les propriétaires ont jusqu'à vendredi pour donner leur version des faits.

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