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Feu vert du fédéral au terminal de Contrecœur

Capture d'écran, www.ville.contrecoeur.qc.ca

Le projet de terminal du Port de Montréal à Contrecœur, sur la Rive-Sud, a officiellement reçu l'aval du gouvernement fédéral lundi après-midi.

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Après analyse du projet par l'Agence d'évaluation d'impact du Canada, le fédéral a conclu que le port «n'est pas susceptible d'entraîner des effets environnementaux négatifs important lorsque les mesures d'atténuation sont prises en compte».

Le rapport d'évaluation de 357 pages, dont une version préliminaire déjà favorable au projet avait été publiée l'automne dernier, contient une longue série de requêtes, notamment pour s'assurer que les travaux entraînent le moins d'impact possible pour les habitats des poissons. Le Port de Montréal devra aussi assurer un suivi de l'impact de ses travaux.

Avec ces mesures, il sera possible de mitiger l'impact sur les habitats d'espèces menacées comme la rainette faux-grillon et le chevalier cuivré, estime l'Agence.

L'administration portuaire de Montréal, qui dispose déjà d'installations à Contrecœur, veut agrandir son terminal pour pouvoir y déplacer environ 1,15 million de conteneurs par année. Un quai de 675 mètres permettant l'amarrage de navires de 39 000 à 75 400 tonnes, une gare de triage ferroviaire à sept voies et divers bâtiments et routes d'accès figurent aussi au projet.

«Le Port de Montréal est essentiel à la prospérité du Canada. Il constitue une porte d'entrée clé vers l'Amérique du Nord et joue un rôle stratégique pour la croissance économique du Canada», a commenté le nouveau ministre des Transports, Omar Alghabra, par communiqué.

La décision fait également le bonheur de Mathieu St-Pierre, président-directeur général de La Société de développement économique du Saint-Laurent (Sodes), qui se réjouit que ce projet ait finalement pu aboutir.

«En obtenant des autorisations gouvernementales à l'issue d'un processus environnemental des plus rigoureux et exigeants, notre industrie maritime et nos administrations portuaires font la démonstration de leur volonté de s'inscrire dans la mouvance environnementale et de leur capacité à façonner des projets responsables, structurants et éminemment respectueux des communautés», a mentionné M. St-Pierre dans une déclaration écrite.

La construction du terminal permettra de générer environ 5000 emplois, tandis que 1000 employés seront nécessaires pour l'exploiter par la suite, a avancé l'administration portuaire de Montréal.

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