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Le PQ refuse de participer à une enquête sur la COVID-19

PQ Pascal Berube

Photo d'archives, Simon Clark

Le Parti québécois refuse de participer à l’enquête sur les impacts de la COVID-19 menée par la commissaire à la santé et au bien-être, Joanne Castonguay, un examen qu’il juge «insuffisant».

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Après des mois à réclamer la tenue d’une commission d’enquête publique et indépendante sur la crise, le chef parlementaire du parti, Pascal Bérubé, affirme qu’il s’agit d’être «conséquent».

«Si on participait à cet exercice, on viendrait accréditer le fait que cette commission est suffisante, donc non, nous ne participerons pas à cette commission», a indiqué le chef parlementaire du parti, Pascal Bérubé, en entrevue à QUB Radio.

Depuis plusieurs mois, les trois partis d’opposition à l’Assemblée nationale réclament la tenue d’une commission d'enquête publique et indépendante sur la gestion gouvernementale de la crise de la COVID-19.

Mais le premier ministre, François Legault, refuse en affirmant que cela reviendrait à «pelleter en avant» des problèmes qui requièrent des actions rapides.

Plusieurs enquêtes sont aussi amorcées, plaide-t-il également, dont celle de la commissaire à la santé et au bien-être, Joanne Castonguay, qui a reçu le mandat de produire d’ici le 1er septembre 2021 un rapport sur la gestion des soins offerts aux aînés pendant la première vague de COVID-19.

Or, Mme Castonguay ne dispose pas d’autant de pouvoir qu’une commission d'enquête publique et indépendante à l’image de celle décrétée en 2011 sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction (Commission Charbonneau), fait valoir Pascal Bérubé.

«Les commissions d’enquête de cette nature-là sont régies par une loi, ce qui n’est pas le cas [pour l'enquête de Mme Catonguay]. Donc, [elles ont] le pouvoir d’assigner, de contraindre, voir même de blâmer, au besoin, et ce n’est pas ce que gouvernement a fait [pour la COVID-19]», a-t-il expliqué en entrevue.

Le rapport que doit produire la commissaire Joanne Castonguay portera plus particulièrement sur la performance du réseau de santé québécois dans les milieux de vie pour aînés, dont les CHSLD, où la crise a fait le plus mal.

Son enquête se veut complémentaire à celles du coroner, déjà entamé dans différents dossiers, dont celui du CHSLD Herron de Dorval, ainsi qu’à celle de la Protectrice du citoyen annoncée en mai dernier.