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Les Québécois plus ciblés par la fraude, mais moins qu'ailleurs au Canada

Paiement en ligne par carte de crédit

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Le quart des Québécois jugent avoir été plus souvent qu'auparavant la cible de fraudeurs au cours de la dernière année, mais sont aussi moins nombreux que le reste des Canadiens à se rappeler avoir été approchés par un fraudeur.

Selon un coup de sonde mené pour le compte de la Banque RBC, 26 % des Québécois estiment avoir été ciblés plus souvent par des fraudeurs au cours de la dernière année, que ce soit par courriel ou au téléphone.

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Cependant, lorsqu'interrogés à savoir s'ils ont déjà été ciblés par des stratagèmes spécifiques, les Québécois semblent être bien moins visés que leurs compatriotes. Les habitants des provinces de l'Atlantique ont aussi été bien moins nombreux que ceux de l'Ouest ou de l'Ontario à déclarer avoir été pris pour cible.

Par exemple, à peine 18 % des répondants de la Belle Province et 21 % de ceux de l'Est du Canada ont déjà été contactés par une personne qui prétendait provenir d'une source légitime, comme un employeur ou le gouvernement, et qui demandait d'acheter des cartes cadeaux pour payer une amende ou des frais. Par contre, le taux de réponse positive est monté au-dessus de 30 % en Ontario et dans les quatre provinces de l'Ouest.

Plus inquiétant, 23 % des Québécois ont noté avoir déjà été contactés par des fraudeurs qui détenaient des renseignements personnels sur eux et qui se faisaient passer pour des agents officiels, par exemple du gouvernement ou d'institutions.

«La COVID-19 a créé un contexte idéal pour les tentatives d’accès frauduleuses aux renseignements personnels et financiers des gens», a souligné le vice-président de la Lutte antifraude chez RBC, Jason Storsley, par communiqué, en faisant valoir que les gens passent plus de temps à magasiner en ligne et sur les réseaux sociaux.

«Cela augmente la probabilité de cliquer sur des demandes frauduleuses ou de répondre à des invitations frauduleuses», a-t-il fait valoir.

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