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Les questions des élèves en relâche

Port du masque, vaccination, il n’y a pas que les adultes qui s’interrogent sur la COVID-19 et la façon de lutter contre le virus.

Mais il n'y a pas que la pandémie qui intéresse nos jeunes alors que certains veulent avoir l'avis des experts sur la course à l'espace et sur le sport.

Voici nos réponses aux questions de plusieurs élèves en relâche scolaire.

«Est-ce que je suis obligée de me faire vacciner contre la COVID?» - Simone, 7 ans

«Non, tu n’es pas obligée. Personne n’est obligé de se faire vacciner contre la COVID-19. Les vaccins ne sont disponibles que pour les grands, qui ont 16 ans et plus.

Tu peux continuer à aider beaucoup en lavant tes mains, en gardant une certaine distance et en faisant attention, pour pouvoir bientôt rejouer comme avant», explique Diane Lamarre, pharmacienne de formation.

«Est-ce que je devrai porter le masque encore longtemps dans ma classe?» - Aude-Marie, 7 ans

«On aurait aimé ne pas arriver à cette étape là, mais actuellement on a un vilain virus qui s’est fait des copains encore plus vilains que lui qu’on appelle des variants.

Pour contrer ça, il faut se faire un bouclier et un des boucliers dont on a besoin, c’est le masque. Si on le porte bien pendant quelques semaines, on espère se débarrasser du virus et de ses variants.

J’ai un petit secret pour toi. Tu sais qu’avec un masque, tu peux parler avec les yeux et transmettre des messages de sourire, de peine», précise Mme Lamarre.

«Est-ce qu'un jour, je pourrai aller sur Mars avec mon petit frère, ma maman, mon papa?» - Florent, 5 ans

«Ce ne sera pas de sitôt qu'il pourra aller sur Mars, mais peut-être de notre vivant, en fait, dans le vivant de Florent, on pourra se rendre jusqu'à la planète Mars. 

C'est d'ailleurs les plans de la NASA d'envoyer les premiers astronautes à la surface de la planète rouge dans les années 2030. Sûrement plus vers la fin 2030. Et à partir de là, on peut imaginer que ça peut aller assez vite. 

Dans les 20-40 années qui suivent, peut-être qu'on pourra y aller», explique Myriam Latulippe, animatrice scientifique au Planétarium Rio Tinto Alcan.

«Est-ce vous pensez que même si Claude Julien n'est plus dans le Canadien c'est son équipe préférée?» - Oscar, 5 ans

«Claude Julien, c’est un bon monsieur. Il est drôle et super gentil. C’est un coach de hockey et tous les coachs de hockey savent qu’un jour ou l’autre ils vont se faire congédier

Peut-être qu’en ce moment il garde la télévision fermée et il ne regarde pas les matchs. 

Je vais te dire un secret, chaque deux semaines, il reçoit un chèque de paye assez important et il doit encore les aimer pas mal», affirme Marc-André Perreault, journaliste sportif à TVA Sports.

«Comment ça se fait que les Canadiens ont toujours des bons débuts de saisons et ensuite tout s’effondre?» - Henri, 9 ans.

«Si j’avais la réponse, je serais probablement coach des Canadiens. On l’a demandé quand même aux joueurs qui nous disent qu’au début de la saison ça va bien, mais ensuite que les équipes s’ajustent et qu’eux ont un peu de misère à s’ajuster

Tu as 9 ans, j’espère que tu n’appliqueras pas trop vite sur ma job parce que je commence à avoir peur», lance à la blague Marc-André Perreault.

 

«Est-ce que la COVID-19 va durer encore longtemps?» - Rémi, 8 ans

«J’aimerais bien avoir une réponse claire à te donner, mais je ne peux pas le faire et je vais te dire pourquoi. Les virus sont imprévisibles  

La plupart des experts disent que le scénario le plus probable, c’est finalement que la COVID-19 ne va pas disparaitre, mais va se transformer et va devenir comme un rhume, alors ça va être une maladie beaucoup moins grave que celle qu’on connaît à l’heure actuelle », ajoute Andrée Ducharme

«Vous dites que vous vaccinez les vieillards et les adultes, mais les enfants sont où dans tout ça? Est-ce qu’il y aura un vaccin spécifiquement pour les enfants ou il n’y aura juste pas de vaccin pour les enfants?» - Therre Anne, 11 ans

«La bonne nouvelle c’est qu’heureusement les enfants quand ils font la COVID-19, presque tous les enfants n’ont pas de symptômes ou peu. Mais il y a des études qui sont en cours, indique le Directeur national de la santé publique, Dr Horacio Arruda. Il y a des études qui sont faites pour des jeunes entre 12 et 17 ans et d’autres de 6 à 17 ans. Donc il est possible qu’un vaccin soit fait. Mais des études sont en cours pour voir si on utilise le même vaccin à des doses plus faibles ou on développe d’autres protocoles.»

«Je voudrais savoir si on va devoir encore porter le masque longtemps dans la classe?» Aude-Marie, 7 ans

«Ça dépend dans quel niveau de classe on est. Si on est par exemple au primaire (...), si vous restez dans une zone qui est rouge, à cause des variants, on a ajouté ce qu’on appelle le masque de procédure qui est beaucoup plus facile à porter, plus simple, etc. Faut jouer un peu à ça comme si on était à l’Halloween, comme si on était un chirurgien toute la journée», illustre Dr Arruda.

«Si on porte deux masques, est-ce que ça va plus nous protéger ou protéger les autres?» Sarah-Ève, 9 ans

«En théorie, ça serait peut-être mieux. Mais ce n’est pas mieux d’avoir deux masques mal portés que d’en porter juste un. Moi, ce que je me dis, c’est porte un masque, porte-le bien et comme ça tu vas être bien protégé», explique le Dr Horacio Arruda.

«Quand le tennis va recommencer? Pourquoi les cinémas et les piscines sont ouverts quand au tennis la distanciation de deux mètres est bonne?» Noah, 11 ans

«Ta question est très bonne. On se la pose nous autres même. Faut comprendre qu’on a ouvert les piscines et les patinoires à cause de la semaine de relâche, pour qu’il y ait des activités à faire en famille», dit le Directeur national de la santé publique.

«La semaine prochaine, on va avoir un plan de déconfinement pour le sport. Et je pense que tu vas probablement être heureux.»

«Est-ce que vous pensez qu’on pourra bientôt voyager hors du Canada?» Charlotte, 9 ans

«Je pense que quand on va avoir abaissé la courbe, que les variants vont être plus contrôlés, que la majorité de la population va être vaccinée, s’il n’y a pas d’épidémie ailleurs, on va probablement nous laisser sortir du Canada. Ne désespère pas», ajoute Dr Arruda.

«Comment on fait pour diminuer les cas?» Élizabeth, 7 ans

«La réponse, tout le monde la cherche. Une chose qui est certaine, toi ce que tu peux faire c’est : t’assurer d’écouter les consignes de tes parents, à l’école, de respecter ce qu’on te demande de faire, la distanciation de deux mètres quand tu n’es pas dans ta classe, c’est très important, porter le masque quand c’est nécessaire et se laver les mains», rappelle le Dr Horacio Arruda.

«Si jamais t’as des symptômes, que tu ne feel pas, t’as comme un rhume, tu le dis à tes parents pour qu’ils puissent faire faire le test de dépistage pour qu’on puisse éviter la contagion dans la société. Et pour les personnes qui peuvent recevoir le vaccin, recevoir le vaccin. C’est tout ça ensemble qui va faire qu’on va s’en sortir.» 

«J'aimerais savoir si après la COVID, on risque d'avoir une crise économique comme en 1929?» - Édouard-Philippe, 11 ans

«C'est intéressant que nos jeunes réfléchissent à l'histoire. C'est pour ça qu'on veut leur apprendre, pour réfléchir à comment ça informe le présent. On connaît pas exactement l'avenir. La crise de 1929 et des années 30, on la connaît, mais qu'est-ce qui va arriver après la COVID exactement, on n'est pas certain. Mais il y a beaucoup de signes qui nous disent qu'on est dans une situation, somme toute, assez différente. Il y a des ressemblances. Ce sont des récessions dans les deux cas, des récessions très profondes», analyse l'économiste Antoine Genest-Grégoire.

«Mais celle des années 30, c'était une tellement grande récession qu'on l'a appelée la Grande Dépression. Ça a duré presque dix ans. Ce qu'on vit en ce moment, c'est très grave, c'est creux. Donc, l'économie a été fermée pendant tout le mois de mars, au mois d'avril, l'an dernier», ajoute-t-il.

«Mais on est revenu à ce qu'on était avant alors que dans les années 30, on revenait pas, on restait, on restait dans le creux. C'est pour ça que c'est un événement historique, à un niveau de misère sans commune mesure. En ce moment, ça va pas très bien, mais ça va probablement pas aussi mal que dans les années 30», note celui qui est aussi doctorant à l'Université Carleton.