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Les syndicats québécois réclament une augmentation des transferts fédéraux

Les centrales syndicales québécoises ont demandé à la ministre fédérale des Finances, Chrystia Freeland, d’inclure une augmentation des transferts fédéraux de santé et de services sociaux aux provinces dans le prochain budget.

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Dans un entretien avec la ministre lundi, les dirigeants de la FTQ, la CSN, la CSQ et la CSD ont souligné l’importance d’augmenter ces transferts pour enrayer la «crise» des services publics, qui a découlé de la pandémie.

«Les problèmes de financement structurels auxquels sont confrontés les provinces ainsi que le Québec sont autant de bâtons dans les roues des citoyens pour obtenir des services à la hauteur de leurs besoins. Tout autant, l'introduction de la Prestation canadienne d'urgence l'an dernier est une preuve concrète des limites actuelles du système d'assurance-emploi en matière de rigidité et d'admissibilité», ont-ils plaidé dans un communiqué conjoint publié lundi.

Les syndicats ont aussi insisté sur l’importance d’avoir un programme d’assurances-médicaments public et universel, une idée sur laquelle a misé le NPD et qui a été balayée du revers de la main par les libéraux à la Chambre des communes la semaine dernière. Notons que cette proposition était dans la plateforme des libéraux aux dernières élections générales.

«Un régime public pour les médicaments d'ordonnance permettrait non seulement de soutenir directement les personnes dans le besoin, mais également de contrôler les coûts engendrés par les pharmaceutiques. Les bénéfices d'un tel régime ne sont plus à démontrer», ont affirmé les centrales syndicales.

Dans leur plaidoyer à la ministre Freeland, ces dernières ont finalement décliné un ensemble de mesures visant un système fiscal plus équilibré au regard des inégalités sociales.

Parmi celles-ci, les centrales proposent de hausser les revenus de gain en capital et d’instaurer une taxe spéciale sur le patrimoine des grandes fortunes.

Le Canada devrait également revoir ses lois encadrant l’évasion et l’évitement fiscal, selon elles. Cela inclut notamment «la mise en place d'un registre public des bénéficiaires effectifs et le renforcement des règles anti-évitement».

Les dirigeants des centrales syndicales qui ont rencontré la ministre Freeland sont Daniel Boyer de la FTQ, Caroline Senneville de la CSN, Sonia Ethier de la CSQ et Luc Vachon de la CSD.