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Possible variant dans une école de Lévis

La semaine de relâche de centaines de famille de Lévis tombe à l’eau en raison de la présence possible d’un variant de la COVID-19 dans une école primaire. Un dépistage massif est en cours, forçant les enfants à l’isolement complet.

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«J’avais pris une semaine de vacances pour être avec les enfants et qu’on puisse en profiter, mais ça va être une semaine à la maison finalement», se désolait Marie-Claude Roy, venue se faire dépister avec ses enfants Félix et Léa, et son conjoint Sylvain Leclerc.

Comme des centaines d’autres familles, ce sera pour eux isolement obligatoire à la maison plutôt qu’activités extérieures et autres petits plaisirs.

Un cas confirmé par criblage d’un variant a été diagnostiqué chez un membre du personnel de l’École Saint-Louis-de-France, dans le secteur Charny, forçant la santé publique à réagir rapidement.

«Cette personne a été en contact avec 13 groupes d’élèves différents», précise Marie-Ève Fortin, porte-parole du Centre de services scolaire des Navigateurs, ajoutant que l’ensemble des 600 élèves et membres du personnel allaient être dépistés.

Par précaution

La nouvelle, parvenue aux parents dimanche dans une lettre de la santé publique, a fait grand bruit, mais ne semblait pas inquiéter outre mesure.

Les parents rencontrés par le Journal semblaient plus s’en faire de trouver une alternative pour occuper les enfants que pour la possible présence du variant.

«On fait attention pour ne pas se mettre en danger, mais on comprend que c’est surtout par précaution. On n’a aucun symptôme», confie Andrée Gilbert, accompagnée de sa fille, franchement déçue de perdre sa semaine d’une telle façon. «On va trouver un plan B, on va ressortir les bricolages», ajoute la mère, sous le regard peu convaincu de sa petite.

Plusieurs ont vu leurs plans tomber à l’eau, emportant toute la planification des dernières semaines.

«On avait prévu aller à notre chalet à l’extérieur de la région, mais ça tombe à l’eau. C’est plate, surtout qu’on a compris qu’il y a peu de risque parce que leur classe n’a pas été en contact avec la personne infectée», racontait Karina Champagne à sa sortie du dépistage avec ses trois enfants.

«C’est fâchant le dimanche juste avant la relâche. Disons que les plans prennent le bord. On va faire de la raquette entre nous et on va jouer dehors chez nous. Le ‘’Village des sports’’ et tout ça, on va oublier ça», ajoute quant à elle Isabelle Bertrand.

Pour d’autres, les solutions de remplacements étaient plus faciles à trouver. «On est dans les rénovations à la maison, donc on va impliquer tout le monde sur le chantier», lançait Isabelle Bouvrette, qui passera la semaine à la maison avec ses 7 enfants.

«Ça ne change pas trop les plans parce qu’avec notre bébé naissant, on ne sortait déjà pas beaucoup. On voulait aller glisser ou patiner dans les parcs, mais pas plus».

Vigilance

Le cas de variant a été confirmé par criblage selon la santé publique, mais des tests supplémentaires seront nécessaires pour confirmer de quel variant il s’agit réellement.

Pour la Dre Liliana Romero, directrice de santé publique de Chaudière-Appalaches, le cas de Saint-Louis-de-France démontre l’importance de rester vigilants pour ralentir la propagation des variants.

«Cela souligne la nécessité d’avoir des mesures strictes pour le traçage des contacts, de maintenir les mesures barrières et de continuer la vaccination», souligne Dre Romero.