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Bal ou pas, certaines finissantes ont déjà leur robe

Bal ou pas, certaines finissantes du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont déjà décidé d’acheter leur robe.

«Je cherche mon coup de cœur», confie Amélie Brassard rencontrée la semaine dernière à la boutique «Cendrillon en folie».

Elle ne sait cependant pas s’il y aura un bal de finissants à son école.

«On essaie de trouver une salle, mais on ne sait pas encore si c'est sûr ou non», explique-t-elle.

Malgré l'incertitude, sa mère tient à lui organiser une journée spéciale. Et cela inclut la robe!

«On a décidé de venir faire l'essayage avec ma fille. Pour elle, ça lui tenait à cœur. C'est un moment qu'elle voulait vivre son bal. Pour une petite fille, c'est important de vivre ces moments-là», fait savoir Valérie Lemieux.

À la boutique, plus d'une vingtaine de robes de bal ont été vendues en une semaine, lors de la réouverture.

«Les mères et les filles, qui ont eu une année vraiment difficile cette année, ont décidé qu'elles achetaient leur robe», indique la propriétaire du magasin, Christine Roy.

«Quand elles font l'essayage, elles sont vraiment contentes, vraiment de bonne humeur. Ça leur fait du bien à nos jeunes d'avoir une journée spéciale et les parents embarquent avec eux.»

Dans les écoles secondaires, des comités organisateurs ont été formés.

«On a su qu'on commençait à faire un comité et qu'on pouvait faire trois scénarios: un comme si on était très confiné, un comme si on l'était moins et un comme si on ne l'était pas du tout», détaille la vice-présidente du comité de l’école Charles-Gravel, Lyvia Gagnon.

Le Centre de service scolaire des Rives-du-Saguenay confirme que différents scénarios seront évalués et proposés au cours des prochaines semaines. 

Il y aura des activités organisées pour les finissants, nous dit-on, mais ça ne prendra pas la forme d'un bal regroupant des centaines de personnes dans une salle.

Les jeunes, eux, gardent espoir. Certains ont déjà fait des approches pour réserver une salle.

«On fait des "réservations tentatives". Si jamais on se doit d'annuler pour 2021, encore une fois, il n'y aurait pas de coût associé à ces annulations-là», dit la coordonnatrice ventes et marketing, Delta Saguenay, Amélie Gauthier.