/news/society

Bandelettes urinaires: trois centres de référence bientôt accessibles au Québec

GEN-STOCKQMI

Joël Lemay / Agence QMI

Le CHUM, le Consortium McGill et le CHU de Québec-Université Laval vont bientôt accueillir des centres de référence pour traiter les complications liées à la mise en place des bandelettes sous-urétrale, a-t-il été annoncé mardi.

• À lire aussi: Des femmes ne font pas confiance aux spécialistes québécois

• À lire aussi: Bandelettes urinaires: victoire douce-amère

• À lire aussi: La RAMQ remboursera les opérations de retrait de bandelettes faites aux États-Unis

Les trois centres de référence complètent actuellement leurs équipes d’intervention, qui incluront des infirmières, physiothérapeutes ainsi que des médecins spécialistes, a-t-il été détaillé dans un communiqué, sans précision sur leur date d'ouverture.

Ces premiers centres permettront d’offrir aux femmes des services spécialisés pour traiter les effets secondaires parfois provoqués par l’installation de ces bandelettes destinées à soulager l’incontinence urinaire, notamment après un accouchement. Environ une femme sur 10 a recours à ce dispositif médical.

Une nouvelle attendue

Ces centres viendront répondre à un besoin criant dans la province. Au cours des dernières années, plusieurs femmes ont témoigné de chirurgies bâclées pour se faire retirer leurs bandelettes urinaires au Québec et ont dû se tourner vers les États-Unis pour pouvoir se faire opérer.

La Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) avait même dû se résigner, en juin dernier, à rembourser les femmes qui ont dû aller se faire opérer aux États-Unis, après que le Collège des médecins eut reconnu que la qualité des services offerts au Québec pouvait être améliorée.

La mesure devait prendre fin le 31 décembre, mais a été étendue à janvier et février 2021 en raison du retard dans le déploiement des centres, attribué à la pandémie.

Le déploiement de centres secondaires en région a également été annoncé par le ministère de la Santé et des Services sociaux afin d’accorder une prise en charge hiérarchisée.

Une Table provinciale des cas complexes sera par ailleurs mise en place dès le mois de mars. Composée de spécialistes en urologie, en gynécologie et en physiothérapie, elle permettra un processus consultatif pour l’amélioration continue de la prise en charge des patientes.

Dans la même catégorie