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Conduite dangereuse et port d'arme dans un dessein dangereux: un ancien miliaire évite la prison

Alexandre Legault

Photo tirée de Facebook

Trouvé coupable de conduite dangereuse et de port d’arme dans un dessein dangereux, un ancien militaire en choc post-traumatique a vu le tribunal surseoir au prononcé de sa peine pour une période de deux ans. 

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Lors du jugement prononcé par l’honorable Mario Tremblay en octobre 2020, ce dernier avait également déclaré Alexandre Legault non criminellement responsable de voies de fait armées et de délit de fuite pour cause de troubles mentaux tant et si bien, qu’hier, au moment de prononcer la peine appropriée, le magistrat se retrouvait devant un accusé «au double statut». 

«Pour les crimes pour lesquels il a été trouvé non criminellement responsable, il a été référé à la Commission d’examen du Tribunal administratif du Québec et, pour les autres accusations, une peine doit être prononcée», a-t-il rappelé.

Rage au volant

Le 28 mars, après plusieurs manœuvres qui ont fait monter la tension entre Legault et un autre automobiliste alors que tous les deux se trouvaient sur l'autoroute 40, à la hauteur de Saint-Marc-des-Carrières, l’ancien militaire a tiré un coup de fusil à plomb de calibre 410 dans le pneu de la voiture où se trouvaient deux adultes et trois enfants.   

À la suite de l’impact, le père de famille s’est garé pour se diriger vers le véhicule de Legault, qui l’a sommé de reculer.   

En prenant la fuite avec sa voiture, l’ancien militaire a happé le père de famille, le blessant très sérieusement à la jambe.   

Grenade

Sans minimiser les comportements de l’accusé, le président du tribunal a rappelé que le soir des événements, la réaction justifiée du père de famille a «retiré la goupille d’une grenade qui était sur le point d’exploser».  

«L’agressivité et le recours à la violence étaient fréquents chez l’accusé depuis plusieurs mois. La victime n’est pas responsable de ses blessures, c’est l’accusé qui est responsable. Mais ce dernier ne visait pas cette victime en particulier, c’est le mauvais sort qui l’a voulu ainsi», a-t-il mentionné en précisant que Legault s’était procuré un pistolet dans le but d’être armé si «la situation au Québec dégénérait».  

Au chapitre des facteurs aggravants, le juge a retenu que l’ancien militaire avait mis en danger la vie de plusieurs personnes et que l’arme qu’il avait en sa possession était chargée.  

À titre de facteur propre à l’accusé, il a rappelé que l’homme avait connu, depuis son retour de mission, plusieurs épisodes de dépression majeure, qu’il prenait une forte médication et qu’il avait développé des pensées paranoïaques.