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Des planchistes téméraires dévalent le Stade olympique

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Capture tirée des vidéos de Jérôme Arbour

Des amateurs de planche urbaine ont profité de la belle journée de dimanche pour se hisser en douce sur le flanc du Stade olympique de Montréal, où ils ont pratiqué quelques cascades interdites sous le regard ahuri des passants.

« Il est strictement interdit d’utiliser de l’équipement ou des infrastructures du Parc olympique pour faire ce genre d’acrobatie. Je ne saurais souligner la dangerosité de ce type d’activité. Il y a des lieux qui sont beaucoup plus sécuritaires pour faire ça », dénonce le porte-parole du Parc olympique Cédric Essiminy.

En moins de 24 heures, la vidéo des deux cascadeurs improvisés faisant de la planche à neige sur la façade courbée du Stade a atteint plus de 32 000 vues sur Instagram.

Jérôme Arbour, l’un des deux planchistes, explique que lui et ses amis pratiquent la planche à neige dans des milieux inusités, par créativité sportive et pour éviter les coûts dispendieux liés au sport. Car tout ce que ça prend, c’est un terrain surélevé et une pelle pour créer des obstacles avec la neige.

Danger de blessures 

« On est des artistes et on est des sportifs. On aime explorer les terrains vierges [...] On veut réinventer la ville », explique-t-il. S’il assume entièrement son « irresponsable créativité », l’homme de 35 ans est bien conscient des dangers de sa transgression. 

« On encourage la créativité et l’intuition, mais il faut toujours que les gens usent de leur jugement. Ça vient avec des tickets et avec son lot de dangers de blessures. C’est aux risques et périls », tempère-t-il. 

« Je ne recommande à personne d’imiter cette cascade, car j’ai vite vu le danger de la situation [...]. Il ne faut jamais pratiquer seul », ajoute son ami Jean-François Blais, planchiste depuis plus de 30 ans.

Néanmoins, il y a moyen de pratiquer un sport d’adrénaline sans se mettre en danger, martèle quant à lui le producteur exécutif de Jackalope TV, une entreprise qui fait rayonner les sports d’action.

« Les gens vont s’entraîner où ils peuvent [...] Le Québec est un terrain de jeux, et on invite les gens à faire du sport, à rester actifs et à se dépasser, tout en restant dans la légalité », souligne Micah Desforges.

Popularité  

Avec la fermeture des gymnases, les sportifs ont dû faire preuve de créativité pour pratiquer leurs sports extrêmes, et les cascades en milieux urbains se sont multipliées sur les réseaux sociaux. D’ailleurs, la vente d’équipements de sports individuels a explosé depuis la pandémie.