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La propriétaire d’un chien jugé dangereux crie à l’injustice

Propriétaire d’un chien jugé dangereux, Valérie Neault a dénoncé la décision prise par la Ville de Trois-Rivières de la forcer à se départir de son animal pour le confier à la SPA Mauricie.

Cette décision fait suite à une plainte déposée à la Ville après une dispute entre Mme Neault, une jeune mère de famille du secteur Sainte-Marthe, et son voisin, qui avait alors été mordu à la main par le chien le 26 octobre dernier.

«Je considère qu’il m’a juste défendu dans ma maison ce chien-là», a déclaré la jeune femme.

Après évaluation, le chien a été jugé à 8/10 sur une échelle de dangerosité, d’où la demande de la Ville.

«La dernière fois, le patrouilleur m’a dit que ça ne veut pas dire qu’ils vont l’euthanasier, qu’ils peuvent le redresser et le revendre. Hein? Pourquoi le revendre? S’il est dangereux chez nous, il va être dangereux ailleurs», s’est étonnée Mme Neault.

La SPA Mauricie a quant à elle préféré nuancer la situation, expliquant que deux options sont possibles : l’animal sera soit euthanasié, soit confié à un partenaire qui sera chargé de le «réhabiliter».

En aucun cas, les animaux qui présentent un tel risque ne sont remis en adoption, a-t-il été assuré.

Valérie Neault est toutefois formelle, son chien n’est pas dangereux mais protecteur.

Mais pour les victimes d’attaque de chien, rien ne peut justifier qu’un animal se porte à la défense de son maître.

«Alors, le chien, quoi? Ça devient une arme?», se demande Dominique Alain, de l’Association québécoise des victimes d’attaques de chiens, qui a elle-même été victime d’une sauvage attaque de la part de trois chiens.

Valérie Neault étudie actuellement ses recours légaux alors qu’elle avait jusqu’au 17 février dernier pour remettre son chien à la SPA de la Mauricie.