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Les conservateurs demandent une réunion d’urgence

Les conservateurs demandent une réunion d’urgence afin de faire le point sur la sécurité du vaccin d’AstraZeneca pour les 65 ans et plus.

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Lundi, le panel d’experts sur l’immunisation qui fournit des recommandations à Santé Canada a déconseillé l’injection de ce vaccin chez les 65 ans et plus en raison du «manque» de données probantes sur son efficacité dans cette tranche d’âge.

Santé Canada n’a pas appliqué cette recommandation du Comité consultatif national d’immunisation (CCNI), jugeant que le vaccin d’AstraZeneca est une arme de plus dans la lutte à la COVID-19 qui peut servir aux citoyens de tout âge.

À Québec, le directeur de la Santé publique Horacio Arruda a indiqué mardi qu’il s’agissait d’un «bon vaccin», «sécuritaire», mais qu’il allait attendre un avis du Comité de l’immunisation du Québec (CIQ) sur la question avant de se prononcer sur l’admissibilité du vaccin aux 65 ans et plus.

Cet avis devrait arriver «dans les prochains jours, pour ne pas dire dans les prochaines heures», a lancé le Dr Arruda en début d’après-midi lors d’un point de presse.

«Je pense que dans un contexte de pénurie de vaccins, l’arrivée de ce vaccin-là, qui est plus facile aussi à déplacer, à notre avis, va nous permettre d’augmenter la quantité de personnes protégées au Québec avant de voir une troisième vague», a estimé le Dr Arruda.

De leur côté, les conservateurs vont tenter de faire parler des experts pour clarifier les raisons qui ont poussé Santé Canada à ne pas appliquer la recommandation du CCNI.

«Les avis contradictoires du CCNI et de Santé Canada quant à savoir si le vaccin d’AstraZeneca est suffisamment efficace ou non au sein de ce groupe d’âge, doivent être clarifiés avant que le vaccin ne soit déployé dans les provinces et territoires», a déclaré la porte-parole conservatrice en matière de Santé, Michelle Rempel.

«Les députés conservateurs qui siègent sur le comité de la santé ont demandé une réunion d’urgence pour examiner une motion qui obligerait les experts à témoigner sur cet enjeu afin de comprendre quels conseils servent au mieux les intérêts des Canadiens», a-t-elle ajouté.

L’administratrice en chef de l’Agence de la santé publique du Canada, la Dre Teresa Tam, a rappelé en conférence de presse que les recommandations de la CCNI, un panel externe, ne sont que des recommandations et qu’elles ne se traduisaient pas toujours en avis officiels.

«Les lignes directrices vont être mises à jour avec le temps car on va accumuler de plus en plus de données», a déclaré la Dre Tam, signifiant que les recommandations de la CCNI pourraient changer prochainement.

L’administrateur adjoint, le Dr Howard Njoo, a souligné que les provinces étaient libres d’appliquer ou non les recommandations de la CCNI.

Selon l’épidémiologiste Gaston De Serres, il faut éviter d’être capricieux lorsque vient le temps de se faire vacciner.

«Entre avoir le vaccin AstraZeneca ou ne pas être vacciné, c’est clairement mieux d’avoir le vaccin AstraZeneca. Il est très efficace pour prévenir les complications graves», a expliqué le Dr De Serres sur les ondes de LCN.

Le Canada s’attend à recevoir 500 000 doses du vaccin d’AstraZeneca cette semaine. Au total, ce sont 20 millions de doses de ce vaccin qui sont attendues d’ici la fin de l’été.

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