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Le virus quasi inexistant en Gaspésie et aux Îles

Dr Yv Bonnier-Viger

Photo courtoisie

La COVID-19 semble avoir presque entièrement disparu en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, alors qu’on ne recense plus aucun cas actif ni hospitalisation liée au coronavirus. 

« C’est une très bonne nouvelle, je pense qu’on peut féliciter la population pour son respect des mesures sanitaires », lance d’emblée le Dr Yv Bonnier-Viger, directeur régional de santé publique, en entrevue avec Le Journal

Hier, le chiffre zéro avait la cote au CISSS de la Gaspésie qui ne rapportait aucun cas actif, aucune hospitalisation et aucun décès lié à la COVID-19.

Par ailleurs, aucun nouveau cas n’a été observé dans la région depuis le 22 février.  

Il s’agit de la première fois depuis au moins cinq mois que toutes ces données sont au point mort simultanément.

Le Dr Bonnier-Viger ne semble d’ailleurs pas craindre outre mesure l’impact de la semaine de relâche.

« On peut s’attendre à avoir quelques cas. Mais on a passé tout l’été à recevoir beaucoup de gens, de touristes – on a parfois triplé notre population –, et on n’a pas eu beaucoup plus de cas », rappelle le directeur régional de santé publique. 

Demande d’allégement 

Avec la propagation presque nulle du virus et le fait que 43 % des aînés de 80 ans et plus soient vaccinés en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, M. Bonnier-Viger croit même qu’il « serait temps de réfléchir à un autre type de mesure qui permettrait plus de liberté et de rencontres sociales ».

Loin de contredire les propos du Dr Bonnier-Viger, le député de Bonaventure, Sylvain Roy, a du mal à comprendre pourquoi le gouvernement Legault continue de faire « du mur à mur » avec les mesures sanitaires dans toutes les régions.  

« C’est d’un ridicule... C’est comme si on ne voulait pas déplaire à ceux qui doivent vivre le confinement, alors on confine tout le monde pour que ça chiale moins. Il y a quelque chose qui ne marche pas », déplore le député péquiste.

« Levée de boucliers » 

« S’il n’y a pas de flambée de cas après la relâche, c’est sûr qu’il va y avoir une levée de boucliers pour changer de palier d’alerte [...] et je vais faire partie de ces gens-là. Il ne faut pas accepter l’inacceptable », conclut M. Roy.