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«Matricule 728» destituée par le Comité de déontologie

BEN PELOSSE/JOURNAL DE MONTRÉAL/AGENCE QMI

L'ancienne policière Stéfanie Trudeau, mieux connue sous le surnom «Matricule 728», a été destituée par le Comité de déontologie policière plus de cinq ans après avoir pris sa retraite.

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La décision, prise le 27 février dernier et dévoilée mercredi, fait suite à plus de trois ans de procédures devant le Comité de déontologie, à la suite de la condamnation en 2016 de l'ancienne policière du Service de police de la Ville de Montréal pour des voies de fait commises contre un citoyen.

Stéfanie Trudeau s'était fait connaître du grand public lors du «printemps érable» en 2012, notamment après avoir été filmée en train d'asperger de poivre de Cayenne des manifestants étudiants. C'est toutefois l'arrestation musclée de Serge Lavoie, qu'elle avait agrippé par le cou et qualifié par la suite de «gratteux de guitare» et «d'ostie de carré rouge», qui lui avait finalement valu une condamnation au criminel.

La policière, qui comptait 18 années de service au moment des événements de 2012, a cumulé quatre inscriptions à son dossier déontologiques au cours de sa carrière, qui s'est terminée lorsqu'elle a pris sa retraite en octobre 2015.

Le Comité de déontologie juge que les faits reprochés à l'ancienne agente sont suffisamment graves pour porter atteinte à la confiance du public vis-à-vis des policiers.

«Dans sa prise de décision, le Comité doit donc se demander si un citoyen bien renseigné des faits de la présente affaire continuerait à faire confiance à l’agente Trudeau. La réponse ne peut être que négative», peut-on lire dans le jugement.