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Un fort séisme en Grèce fait au moins onze blessés

Un séisme de magnitude 6,3 a secoué mercredi la région de Larissa, grande ville du centre de la Grèce, faisant un blessé grave et une dizaine d'autres plus légèrement atteints, endommageant une centaine d'édifices et provoquant des scènes de panique dans la population.

Les services publics ambulanciers ont indiqué avoir porté secours à dix personnes légèrement blessées. Un homme de 55 ans a été hospitalisé à Larissa avec des blessures à la tête causées par des chutes de briques ou de pierres, a rapporté à l'AFP un responsable de l'hôpital local.

À travers la région de Thessalie, une centaine d'édifices, dont des églises et des écoles, ont été endommagés, selon les premières estimations livrées à l'AFP par le gouverneur de la région, Costas Agorastos. Il s'exprimait à Damasi, l'un des villages les plus touchés avec Messohori et Tyrnavos.  

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Plusieurs personnes sont sorties in extremis des éboulements, dont un vieil homme handicapé extrait de sa maison effondrée de Messohori, ou encore 63 écoliers de Damasi qui se sont protégés sous leurs pupitres quand leur école a été secouée.

«Tout s'est mis à trembler et le tableau noir s'est renversé», a raconté à l'AFP Theodora, une fillette de 10 ans. «Après on s'est mis à courir. Presque tous les enfants pleuraient et criaient jusqu'à ce que nos parents viennent nous chercher».

De l'école de Damasi, il ne reste plus que le toit, et un chandelier se balançant aux chevrons en bois. La façade s'est écroulée sur la rue, a constaté un journaliste de l'AFP. 

«C'était vraiment effrayant», raconte à l'AFP Thanos Mavrakis, un habitant de Damasi. «Heureusement, je travaillais dans les champs, sinon je ne serais pas en vie», dit-il, en désignant sa maison de pierres en partie effondrée.

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«Comme des vagues sur la mer»

Un autre habitant de Damasi estime que «si cela s'était passé la nuit, il y aurait eu certainement des morts». «J'étais dans mes vignes et j'ai vu la terre tomber de la montagne comme des vagues sur la mer», ajoute Vaios Georgakis, 48 ans.

Le gouverneur a indiqué que des tentes seraient érigées sur un terrain de sport du village pour les habitants laissés sans toit. D'autres ont été acheminés par bus vers des hôtels de ville proches.

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La protection civile a également rapporté des éboulements de terre sur le réseau routier et des dégâts sur des ponts reliant les villages de Messohori à Damasi.

Quatre églises, dont l'une datant du 17e siècle, ont été également endommagées, dont deux sérieusement, selon le ministère de la Culture. 

Le séisme, d'une magnitude de 6.3 selon l'Institut de géophysique américain (USGS), 6 selon l'Observatoire géodynamique d'Athènes, a été enregistré à 12h16 locales. Son épicentre est situé à 238 km au nord d'Athènes et sa profondeur est de 8 km, selon l'Observatoire d'Athènes. 

«Le pire a été évité»

Au moins cinq répliques entre 3,4 et 5,7 de magnitude ont été ressenties une heure après le séisme, selon l'Observatoire d'Athènes. 

Le séisme et ses répliques ont provoqué des scènes de panique à Larissa et d'autres communes proches comme Elassona, où les habitants sont sortis en courant sur les places et dans les rues. 

«Je pense que le pire a été évité», a déclaré Efthymios Lekkas, chef de l'autorité grecque pour la protection des séismes, sur ERT TV. «Les répliques se poursuivront quelque temps (mais) elles seront de plus en plus faibles et moins fréquentes», a-t-il dit.

La Grèce est traversée par d'importantes failles géologiques et les tremblements de terre y sont fréquents.

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a appelé son homologue grec Nikos Dendias pour exprimer sa solidarité et offrir «une aide si besoin». Le 30 octobre 2020, un séisme de magnitude 7 secouait la mer Égée entre l'île grecque de Samos et la ville turque d'Izmir, faisant deux morts à Samos et 114 en Turquie.